Paris...à pied, les yeux ouverts, le nez en l'air
ou l'architecture dans tous ses détails

                           

Derniers ajouts: 16 juin 2009

 

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Bienvenue dans Paris... à pied

Ce site est celui d'un amateur qui aime marcher les yeux ouverts et le nez en l'air car c'est souvent tout en haut des immeubles que se trouvent les éléments les plus intéressants des façades.

Il compte aujourd'hui plus de mille photos et est régulièrement complété (en principe une fois par mois). Bien sûr, les choix sont un peu arbitraires: seules les cariatides font l'objet d'un recensement systématique; sauf exception, les lions, trop nombreux, ne sont pas retenus;

il y a aussi les contraintes techniques pour faire les photos:  les feuilles des arbres en été, le soleil dans le mauvais sens ou l'absence de recul... Enfin, il faut compter avec les fautes de goût et d'inattention du webmaster!

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Photo du mois

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Thème du mois: les mesures et leurs instruments

 

les cadrans solaires: il en existe une centaine dans  tout Paris; pendant très longtemps, ils ont constitué, avec les cloches des églises, le seul moyen pour la population de savoir l'heure. L'un des plus récents: celui de la rue Saint Jacques par Salvador Dali; l'un des plus sophistiqués: celui de la rue de Vaugirard avec les lignes des solstices et de l'équinoxe.

 

les méridiennes: lignes tracées au sol pour matérialiser le méridien de Paris; parmi les plus célèbres, celle qui traverse la salle Cassini de l'Observatoire de Paris, celle de l'église Saint Sulpice, celle tracée en 1994 pour le bicentenaire d'Arago par les médaillons à son nom, celle (légèrement décalée) formé par l'alignement de la mire du nord à Montmartre, l'Observatoire et la mire du sud dans le parc de Montsouris, celle de la méridienne verte de Dunkerque à Perpignan et marquée par des bornes (boulevard Jourdan, avenue de l'Observatoire...). Ce n'est qu'en octobre 1884 à la conférence de Washington que le méridien de Paris fut abandonné comme méridien zéro au profit de celui de Greenwich.

Les horloges publiques: elles se sont multipliées au XIXème siècle avec le développement des chemins de fer et de l'industrie alors que les montres restaient des objets de prix sinon de luxe: d'abord mécaniques puis électriques, de nombreux édifices publics en furent équipés, gares, mairies mais aussi carrefours, le téléphone (qui depuis le 14 février 1933 donnait accès à l'horloge parlante: ODEon 84 00 sur lequel une voix récitait "au quatrième top, il sera exactement..."; l'horloge parlante est aujourd'hui accessible par le 3699) et aujourd'hui sur les panneaux d'information. Enfin les horloges compressées par le sculpteur César devant la gare Saint Lazare ont stoppé la course du temps et à l'exactitude.

les distances: c'est en 1790 que la Constituante décida de remplacer toutes les mesures de l'Ancien régime par un système unique, simple et cohérent: le système métriquet; la définition du mètre fut fixée par la Convention le 7 avril 1795 (elle a depuis été changée pour plus de précision) et un certain nombre de mètres étalon furent installés dans Paris pour familiariser les habitants avec le nouveau système. Il en reste 2, l'un à son emplacement d'origine rue de Vaugirard et l'autre place Vendôme à l'entrée du ministère de la Justice.

Sur le parvis de Notre-Dame, une étoile incrustée dans le sol marque le point zéro à partir duquel sont mesurées les distances des routes de France.

 

divers: il reste encore quelques témoignages de la crue de 1910 et un immeuble de la rue d'Assas rappelle qu'avec son pendule le physicien Léon Foucault mit en évidence la rotation de la terre.