Dernier ajout : 3 juillet 2008.
Nouvelles de l’Association
L’Assemblée Générale qui s’est tenue le 30 novembre 2007 dans la salle des fêtes de Clermont s’est félicitée des derniers travaux accomplis dans l’église. Comme il avait été souhaité lors de la précédente Assemblée (23/01/2006), quelques membres de l’Association avaient eux-mêmes enlevé les toiles marouflées situées sur le pourtour de la nef. Une bonne partie tombait en poussière. Les éléments encore en état ont été soigneusement roulés et mis de côté. Après cette opération, le menuisier choisi par la commune a enlevé le vieux lambris. Les bases d’une nouvelle installation électrique ont été mises en place et le lambris neuf a été posé par-dessus. La commune a demandé pour ces deux opérations des subventions au Conseil Général. Sa part était encore de 11.739 euros. L’Association a tenu à participer au financement de ces travaux à hauteur de 4 000 € pour montrer au Conseil municipal sa détermination à être un partenaire actif des travaux à venir, et l’inciter à s’engager davantage dans la restauration finale. Depuis lors, les choses sont en attente. A la place des toiles marouflées, côté sud, est apparu un ancien revêtement à décor géométrique et, côté nord, l’appareil du mur est à nu. Mais ce n’est pas un bel appareil de brique : ce sont des cailloux et des pierres de remploi noyés dans du mortier, des matériaux destinés à être recouverts. Le problème est maintenant de décider de ce qui doit être fait entre le lambris et la retombée des voûtes qui ont un décor peint du XIXe siècle.
D’autre part, depuis ses débuts, l’association souhaitait restaurer les médaillons de l’arc triomphal. Des devis ont été faits en 2003 par le restaurateur qui a posé une première protection et en 2004 par les architectes mandatées par la mairie. Pour faire avancer les choses, l’Association s’est occupée de demander des devis actualisés et détaillés dans la pensée de procéder par étapes, ce qui semblerait financièrement plus abordable. Trois équipes de restaurateurs sont venues examiner l’état de notre église. Nous attendons leurs propositions. La difficulté est que tous ont été unanimes à contester notre démarche : ces professionnels se refusent à privilégier certains éléments de la décoration actuelle et jugent qu’il faut rénover l’église dans son ensemble et en une seule fois.

DIVERSITE DU PATRIMOINE CLERMONTOIS
Les Amis de Clermont sont une Association de protection du Patrimoine qui elle-même adhère à des associations fédératrices telles que la Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux (F.N.A.S.S.E.M.), ou bien, plus localement, à « Patrimoine et Paysage en Piémont Pyrénéen ». La commune de Clermont a elle aussi le souci de son patrimoine puisqu’elle vient de mettre en place un « Comité consultatif » qui s’est donné comme première tâche d’inventorier ses biens. En effet, comme un père de famille, une Commune possède des terrains, des immeubles, des meubles qu’elle doit entretenir, mettre en valeur, gérer. A Clermont, plusieurs figurent déjà dans les listes établies par l’Etat : le site du Fort, la porte du XVe siècle, divers objets se rattachant à l’église (deux cloches, cinq statues, un chapiteau, une table d’autel). Il y en a aussi beaucoup d’autres que l’on n’a pas encore pensé à inscrire et qui mériteraient de l’être et d’autres, plus ordinaires, qui pourtant demandent attention. En particulier, tout le petit patrimoine qui est souvent d’origine privée mais dont la sauvegarde ou la reconversion intéresse la collectivité : les pigeonniers, les moulins, les croix des bords de route, les puits, une quantité de petits bâtiments sortis de l’usage et souvent à l’abandon. Quand il s’agit du paysage, il faut réfléchir à l’ensemble même si, juridiquement, on doit distinguer ce qui est du ressort des particuliers, de la commune ou de l’Etat. Disons, sans entrer dans ces distinctions, que Clermont a un riche patrimoine naturel : une rivière, une cascade, des ramiers, des bois, des sites archéologiques, des zones faunistiques et floristiques, des chemins, les uns très bien entretenus, d’autres un peu oubliés…Il y a aussi un patrimoine plus immatériel, la mémoire, les traditions et surtout la langue d’oc qui n’a été transmise qu’à un petit nombre. Elle est d’autant plus précieuse. Quelques Clermontois la possèdent toujours parfaitement. Mais pour le plus grand nombre, elle n’apparaît que dans les noms de lieux ; voilà encore un patrimoine qui mérite d’être préservé.