Les fermes monastiques |
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| Les abbayes
soissonnaises, protégées par leur caractére sacré, riches et bien organisées,
constituaient de véritables centres économiques, à la tête du marché seigneurial.
Parmi les premiers monastéres bénédictins ayant possédé des fermes dans la région,
figure l'Archi-Monastére de St Médard de Soissons. Pendant longtemps, les moines font
valoir eux-mêmes leurs fermes, plaçant à la tête de chacune d'elles un maître
secondé par des fréres convers (se dit d'un religieux employé aux services domestiques
d'un couvent) et des auxiliaires. Au XIII ième siècle, ces exploitations connaissaient
un grand épanouissement, mais elles furent trés endommagées un siècle plus tard, au
début de la guerre de Cent Ans. A partir du XVI ième siècle, Saint Médard est en
décadence, et les fermes cessent d'être exploitées par les religieux eux-mêmes. Enfin,
a la Révolution, de même que tous les biens ecclésiastiques, les fermes de St Médard
sont vendues comme biens nationaux. LA SIEGE Partageant le sort commun à bien d'autres fermes, la Siége est mise en adjudication le 12 avril 1792, comme bien national, à une cohalition de dix vignerons de Couvrelles pour 160100 livres. Ceux-ci cédent la Siége au prix de l'adjudication à un fermier parisien, jean-louis Contou, le 2 janvier 1793. Celui-ci s'en défit en 1805 au profit de son fermier. Puis, louis-charles Neveux, cultivateur au Mont de Soissons, fut déclaré adjudicateur du domaine, dont la contenance s'élevait à 210 hectares. Enfin la ferme entrait en possession de la famille Gosset, par félix-auguste, en 1864, pour en rester propriétaire jusqu'a nos jours. Ancienne ferme monacale situé sur l'arête du plateau dominant la vallée de la Vesle, la Siége a été construite au XIII ième siècle sur un emplacement plus ancien. Fortifiée, cette ferme partiellement détruite durant la guerre de Cent Ans, ne conserve de cette époque qu'une échauguette située sud-est au milieu du mur de clôture, ainsi qu'une partie de la grange dont la toiture descandant trés bas caractérise cette époque. On peut dater du début du XVII ième siècle, la facade des écuries, du XVIII ième siècle, le corps de logis et le colombier, et le couronnement de tous les pignons des bâtiments ruraux, soit a gradins avec pinacle en forme de coeurs, soit lisse avec pinacle en trèfle. Les restes de l'enceinte fortifiée et la grange du XIII ième siècle ont été inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté le 15 juin 1927. Du fait de son implantation en bordure du plateau, la Siége était dotée depuis le début du XIX ième siècle d'un manège, destiné à faire remonter l'eau du puit situé 60 mètres en contre-bas. Encore visible en 1982, c'était un bâtiment de forme octogonale en pierre de taille et couverture de tuiles, abritant une pompe mue par un cheval, qui en tournant en rond, actionnait un mécanisme de pompage. (en savoir plus) EPRITEL L'abbaye de St Yved, fondée pour des chamoines prémontrés en 1130, possèdait la cense d'Epritel. Son origine est inconnue. En latin, spiritellum veut dire le petit souffle, au propre comme au figuré. Dans les possessions du monastère en 1147, le pape Eugéne III cite parmi ses biens la terre du mont d'Epritel. La maison d'Epritel fait partie, jusqu'a la révolution, de la paroisse de Vasseny. Nommé à la cure de Vasseny en 1789, l'abbé Robert se disait prêt à abandonner à son confrére ce seul écart de sa paroisse; la Révolution ne tarda pas à réaliser son désir. La cense d'Epritel se composait au XIII ième siècle d'une maison, grange, écurie, étables, bergerie, cour et jardin, de piéces de terre aux alentours. En tout, 130 hectares, sur lesquels les religieux jouissaient des droits de haute, moyenne et basse justice, de garenne, de chasse et d'usage. Le droit de pâturage leur fut contesté à Salsogne en 1398 est reconnu à Couvrelles en 1410. En 1780, de grands travaux de réfection furent exécutés , concernant l'escalier du corps de logis, de la charpente et de la couverture de la chapelle qui s'élevait dans la cour. Elle appartient aujourd'hui à Monsieur Dumont daniel, agriculteur, dont la famille la acquise au décés de Dom Marie-Bernard Maréchal, abbé cistercien de Sainte-Marie du Pont-Colbert, éxilé en Hollande. ( en savoir plus ) |
cour intérieure de la Siége échauguette
Epritel le pigeonnier |