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En 1835, Victor Hugo, dans une lettre à sa
femme, remarquait les pignons taillés. Plus tard Roland Dorgelés, dans le " réveil
des morts ", parlait de notre maison dans " ce style curieux du Soissonnais, qui
dresse vers le ciel ses pignons à redents comme d'insolites escaliers où grimpe le
soleil." L'architecture rurale Soissonnaise et en particulier de Couvrelles étonne
le visiteur par ses pignons à redents, que l'on préfére appeler aujourd'hui "pas
de moineaux". Les plus anciens pignons à gradins remontent au Moyen Age. Quelque
soit leur destination, habitation, grange et même église, la grande majorité des
constructions possèdait autrefois ses pignons à redents. Dans les anciens marchés
de travaux, la construction de gradins apparait toujours comme une obligation faite au
maçon, sans qu'on en donne la moindre motivation. Aujourd'hui , on cherche
désespérément une explication à ce particularisme, et plusieurs hypothéses ont été
avancées: facilité d'accés à la cheminée ou au toit de chaume pour combattre
l'incendie, blocage du chaume pour se prémunir des coups de vent ou facilité
d'exécution. Toutes ces hypothéses résistent mal à l'analyse. Faut-il d'ailleurs
trouver une fonction ou une explication rationnelle à la présence de ces gradins?. En
définitive, il semble qu'autrefois les pignons à gradins, présents et nombreux dans
beaucoup de maisons françaises, se sont fossilisés chez nous.
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pignons a redents

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