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Albert Nemo - JT007 |
Les services téléphoniques dans la prévention du suicide
Les permanences téléphoniques préviennent de tout...même du suicide
Le suicide, bien qu'il cause plus de mort que les accidents de la route, ne fait l'objet que de peu d'attnetion de la part des pouvoirs publics. Rapport du Conseil Economique et Social, grande campagne de prévention.... Tout indique que les choses sont en train de bouger. A l'origine de ces initiaves on trouve notamment Sos Amitié, le doyen des services d'aide psychologique par téléphone. Une façon de rappeler que ceux-ci sont un des meilleurs moyens de prévention.
17 heure, dans un immeuble de la proche banlieue Parisienne. Les spot "télé" qui sont passé hier soir sur les écrans, déclenchent une foule d'appels :"oui j'ai déjà tenté de me suicider, non, je n'ai personne à qui en parler, vite donner moi un peu d'espoir..." Une salle avec une table au milieu, remplie de téléphones qui sonnent les uns après les autres. Assis en rond autour d'elle une dizaine de personnes. On note parmi elles une majorité de femmes de 50 ans. Elles décrochent le téléphone et semble absorber dans une conversation très intense. Elles prennent des notes tout en écoutant leur interlocuteur.
Nous sommes à Sos Amitié, une des principales organisations de prévention du suicide en France. Ce service, créé en 1960, reçoit quelques 600 000 appels par an. Il est connu par 80% des Français . 2000 écoutants se relaient 24 H sur 24 dans ses 49 postes pour apporter leur aide à toute personne en état de détresse. Il a pour but prioritaire mais non pas exclusif la prévention du suicide, action pour laquelle il sera reconnu d'Utilité Publique en 1967, l'Etat lui apportant 40% des 9 millions de son budget annuel de fonctionnement.
Il existe par ailleurs un service téléphonique d'une taille beaucoup plus réduite( 5000 appels par an et des antennes dans 7 villes) , Sos Suicide Phénix , qui se consacre uniquement à la prévention du suicide. Outre l'écoute téléphonique à proprement parler, celui-ci organise des groupes de partage hebdomadaires entre suicidants.
Quoi de plus difficile à prévenir que le suicide ? Pour Jean Pierre Soubrier, l'un des principaux spécialistes dans ce domaine : "on ne le prévient pas par des anti-dépresseurs, des campagnes d'affichage, des taxes ou des interdictions". Le suicidaire a avant tout besoin d'une écoute chaleureuse et compréhensive qui l'aidera à surmonter sa période de crise.
C'est pour cela qu'on trouve dans la plupart des pays des services téléphoniques ouverts 24 heure sur 24 que tout un chacun peut appeler pour parler de ses difficultés existentielles. Pour Alfred Vannesse, vice-président d'IFOTES, fédération Européenne des services d'écoute, le téléphone est un instrument très pratique pour répondre aux états de crise ponctuelle : "il suffit de décrocher son téléphone pour avoir une voix amicale à l'autre bout du fil et on ne voit pas son correspondant, ce qui renforce l'impression d'anonymat." Cette relation sans visage libère la parole de l'appelant et rend possible de parler de difficultés qu'il n'aurait jamais osé aborder face à son interlocuteur.
Le doyen de l'aide psychologique par téléphone
Le Fog Londonien est en train de s'abattre sur la capitale, on entend dans le lointain Big Ben sonner la nouvelle heure., des taxis jaunes s'arrête devant une immense bâtisse de briques ocres. Ce soir les Samaritans recrute leurs nouveaux écoutants : le journal de la BBC l'a annoncé la semaine dernière. C'est sans conteste l'Angleterre qui possède avec les Samaritans le plus important et le plus ancien service téléphonique d'Europe : 200 postes et 3 millions d'appels par an. L' action des Samaritans a sans doute contribué à la baisse du suicide en Angleterre, un des rares pays industriels dont le nombre de suicides à diminué, passant ces 30 dernières années de 5600 à 3800. Cette baisse est en effet proportionnelle à l'augmentation du nombre de postes des Samaritans.
Comme le montre Stéfan Jaffrin dans son "Que Sais-je" sur les services d'aide psychologique par téléphone, les Samaritans restent beaucoup plus centré que Sos Amitié sur le suicide : évoqué dans 68 % des appels (contre 2% à Sos Amitié). Ce chiffre est cependant à relativiser; en effet les écoutants anglais interrogent systématiquement les appelant sur leurs éventuelles pensées suicidaires.
Les Centres de Prévention du Suicide Américains
Quelques années après l'Angleterre, c'est au tour des Etats Unis de développer leurs services téléphoniques. Le premier Centre de Prévention du Suicide voit le jour en 1959 à Los Angeles. On en recense aujourd'hui plus de 200 coordonnés au sein de la très puissante "American Association of Suicidology". Outre l'écoute téléphonique, ces centres pratiquent l'accueil en face à face des appelants et les hébergent le temps de leur crise. Ils associent beaucoup plus étroitement professionnels et volontaires que ne le font les services Européens, les premiers répondant au téléphone, les seconds accueillant en face à face les suicidaires. Ils font également l'objet de nombreuses recherches psycho-sociologiques, une situation qui tranche, selon Stéfan Jaffrin, avec l'absence de statistiques fiables dans la plupart des services Européens.
Ce qui explique selon lui que les techniques d'écoute des services Anglo-saxons soient bien plus développées que celles des autres pays. Leurs écoutants disposent ainsi d'une grille d'évaluation du risque suicidaire qui leur permet de mesurer le degré de léthalité d'un appel et de trouver le type de réponse le plus adapté : prolonger la conversation téléphonique, lui conseiller de faire appel à un spécialiste, de téléphoner à nouveau dans quelques jours ....
Aller plus loin que la simple oreille chaleureuse
"Allo- Sos Amitié, bonjours, je vous écoute." Comme chaque semaine Bernadette est sortie plus tôt de son travail pour venir assurer sa permanence téléphonique à poste de Boulogne. Voici trois ans qu'elle fait de l'écoute téléphonique et elle fait déjà partie des vétérans de l'équipe.
Pour Stéfan Jaffrin, la plupart des services téléphoniques obéissent à quatre principes communs : l'anonymat de l'appelant, la neutralité dans l'écoute, le bénévolat des écoutants et la permanence 24 heure sur 24. Ce qui les conduit à pratiquer exclusivement l'écoute téléphonique sans jamais intervenir, même dans le cas d'appels de suicidants en passage à l'acte. Pour Jean Nicolas Mory, président de Sos Amitié, " Nous devons tout faire pour convaincre un appelant de ne pas se suicider, mais nous sommes avec le suicidant et non pas contre le suicide. Ce n'est pas à nous d'empêcher son acte..
En tout état de cause, Il estime que "l'intervention au domicile d'un suicidant se révèle très hasardeuse": les appels sont très difficiles à localiser et il y a de forte chance pour qu'il s'agisse d'une blague. Sos Amitié possédait jusqu'en 1975 des équipes d'interventions mais elles ont été abandonnées parce qu'elles occasionnés de trop nombreux incidents. D'autre services, comme les Samaritans ou les Telefonseelsorge Allemands, en plus de l'écoute téléphonique, pratiquent le Befriending, c'est à dire l'accueil en face à face des appelants qui le désirent pour pouvoir mener un travail à plus long terme.
Le primat du bénévolat
Presque tous les services fonctionnent uniquement avec des bénévoles. Ils sont en effet sensés être plus à même que des professionnels d'apporter une écoute amicale et humaine. Les tentatives de Daniel Lestringant d'intégrer des professionnels au sein de Sos Suicide "se sont toutes soldées par un échec : ils n'ont pas su se débarrasser de leur savoir technique et accepter de se placer dans une situation aussi humble". Le bénévolat n'empêche pas cependant une très forte sélection : un dixième seulement des candidats sont recrutés. Ils suivent alors une formation de plusieurs mois à la relation d'aide et à l'écoute non-directive. Cette écoute théorisée par Carl Rogers consiste à laisser s'exprimer l'appelant pour l'aider à trouver lui même sa vérité.
Une évaluation difficile à mettre en oeuvre
Un jeune homme vient de se jeter d'une fenêtre en face du Panthéon. Pierre reconnaît alors son ami Jean, qu'il vient de quitter il y a à peine 5 minutes. Il n'allait pas très bien comme d'habitude. Mais rien ne lui laissait présager ce geste. Il comprend maintenant qu'il n'aurait pas dû couper cour à ses déclarations d'amitié. Mais il est trop tard et Jean est mort.
Jean Pierre Soubrier, comme la majorité des spécialistes du suicide, pense que "les suicides sont rarement mûrement réfléchis et préparé à l'avance et les passages à l'acte sont le plus souvent impulsif." S'ils trouvent un interlocuteur qui les comprennent au moment de leur crise, les suicidaires renoncent souvent à leur geste. Ce qui fait dire à Jean Pierre Soubrier que "le suicide n'est souvent que le dernier témoignage d'un désir de mieux vivre et d'appeler au secours". Ses 30 ans de métier l'ont même convaincu qu' "il n'existe souvent aucun moyen d'identifier les sujets à risque suicidaire : seul un cinquième des tentatives de suicide sont le fait de personne présentant de graves troubles psychologiques. "
Mais s'il est facile d'admettre que les services téléphoniques constituent une réponse adaptée aux états de crise suicidaire, leur efficacité reste par contre impossible à évaluer. D'autant plus que l'on ne sait pas ou commence cette forme de prévention : lorsqu'on adresse un grand sourire à un passant qui pleure où lorsque l'on retenir par le pied un désespéré qui se jette du haut de la tour Eiffel. Légions sont les suicides qui sont occasionnés par de petits "détails qui tuent" : une mauvaise note à l'école, un malentendu... Pour Jean Pierre Soubrier, "la véritable prévention se fait bien en amont du geste suicidaire, en aidant une personne à surmonter les milles et une difficultés de la vie quotidienne.
Le suicide, expression paroxystique de l'isolement
Les appels de suicidaires ne représentent d'ailleurs que 2% des appels reçus par Sos Amitié : 1O OOO appels évoquant le suicide et 1500 appels lors de passages à l'acte. Par comparaison, ceux concernant la solitude, les relations familiales ou des problèmes de santé sont de 10 à 4 fois plus nombreux. Mais comment savoir si certains de ces appels chargés d'un immense désespoir, ne sont pas le prélude à une future tentative de suicide? Cela fait dire à Jean Nicolas Mory, son président : la moitié des appels que nous recevons participent à la prévention en amont".
Comme le souligne Joseph Haéringer les services téléphoniques ne préviennent pas tant du suicide que du sentiment d'isolement, le suicide étant "l'expression paroxystique du manque de communication. Pour lui "Dans une société atomisée, où les espaces relationnels se perdent, les permanences téléphoniques apparaissent comme le nouveau lien social : celui qui va rétablir une communication coupée, remplacer la famille élargie d'autrefois.
Encadré : La Prévention du suicide en France
"Les pouvoirs publics n'ont jamais rien fait pour la prévention du suicide, alors même que c'est une des principales causes de mort violente!" Jean Pierre Soubrier n'a pas de mots assez durs pour dénoncer leur apathie. Les chiffres sont pourtant là : 11 400 morts, 120000 tentatives chaque année, 4% de la population qui a déjà fait une tentative ...La France reste d'ailleurs à la traîne dans ce domaine, les pays Anglo-saxons et Scandinaves étant il est vrai beaucoup plus actifs dans la prévention du suicide que leurs homologues méditerranéens.
Rien n'est fait non plus, hormis à titre associatif, en matière d'accompagnement et de suivi des suicidants. Une carence d'autant plus grave lorsque l'on sait que 40% des suicidants récidivent dans les années suivantes. Les suicidants sont accueillis dans des services généralistes et passée leur hospitalisation, se retrouvent la plupart du temps livrés à eux même. Une des rares exceptions à la règle en est le service du Professeur Xavier Pommereau du CHU de Bordeaux qui offre au suicidant un véritable "plateau technique relationnel" .
Les choses sont cependant en train de changer. Le Conseil Economique et Social a rendu public un rapport en juillet dernier sur le suicide. Il recommande notamment une meilleure sensibilisation des professionnels(médecins généralistes, scolaires, mais aussi conseillers de l'ANPE.... Faisant suite à celui-ci, une fédération "Solitude et dépendance" a été créé à l'automne 92 pour oeuvrer à une plus grande coordinations entre les différentes initiatives.
Pour la première fois en France a eu lieu au mois de décembre une campagne d'affichage pour la prévention du suicide : "Il y a toujours une bonne raison de préférer la vie." Financée par la CNAM, cette campagne a été menée conjointement par trois associations, dont deux services d'aide psychologique par téléphone : Recherche & Rencontre, Sos Amitié et Sos Suicide Phénix. Annonce à la télévision et à la radio, affichage dans les gares et les métro, maïling auprès des médecins généralistes. Jamais auparavant on avait donné de tels moyens à cette prévention.
Encadré: Petite histoire:
"Si vous avez envie de vous suicider, appeler Man 90" C'est ainsi que naquirent les Samaritans, ancêtre de Sos Amitié. En 1953 à Londres un prêtre anglican alarmé par le nombre de suicides donne son numéro de téléphone dans les journaux.
Ces 10 dernières années, les permanences téléphoniques se sont multipliées dans tous les pays industrialisés. Il en existe 250 en France, qui reçoivent plus d'un million et demi d'appels par an. On en recense aujourd'hui plusieurs milliers dans le monde. Aujourd'hui dédiés à tous les types de problèmes, ces services étaient à l'origine centrés sur la prévention du suicide.
Comme le montre Stéfan Jaffrin, on observe trois phases dans le développement des services téléphoniques. Mises en place au départ par des associations humanitaires et religieuses, les permanences ont été créées de plus en plus souvent par des services sociaux entre 1970 et 1986. Aujourd'hui ce sont de nombreuses lignes ministérielles qui apparaissent, lancées dans le cadre de grandes campagnes de prévention, telles Sida Info Service, Allo Enfance Maltraitée ou Drogue Info Service. On trouve même, en Angleterre, une association qui ouvre des services téléphoniques sur commande pour accompagner certaines émissions de télévision.
Bibliographie:
De la Noy M., Acting as friends, The story of the Samaritans, Constable, Angleterre, 1987 Le service anglais raconté depuis ses origines par un journaliste
Eldrid J., Caring for the suicidal Constable London 1988
Livre plus théorique et académique ,sur l'action des Samaritans HAERINGER Joseph, Appel à l'inconnu , l'écoute téléphonique à Sos Amitié Privat Toulouse 1980
Le seul livrede référence sur le plus important des services Français JAFFRIN Stéfan : les services d'aide psychologique par téléphone Que sais-Je Ndeg.2682 1992
L'ouvrage faisant un panorama complet des services Français
Vannesse A., Ecouter l'autre, tant de choses à se dire, Chronique Sociale, Lyon, 1988 donne des exemples d'appels reçus par les services téléphoniques et la manière dont les écoutants répondent
Sur le suicide:
Conseil Economique et Social : Rapport sur Le suicide juillet 1993 Journal Officiel
Ministère des affaires sociales: le suicide Pour une politique de la Santé Documentation Française 1975
L'international Federation for Suicide Prevention publie une revue "Crisis". ISP Central Administrative Office Severingasse 9 A-1090 Vienna Austria
Adresses:
Sos Amitié 11 rue des immeubles industriels Paris 75012 40091522
Sos Suicide Phénix
36 rue de Gergovie Paris 75014 40 44 46 45
Groupement d'Etude et de Prévention du Suicide 25 rue de la faisanderie Paris 16.
Société savante interdisciplinaire coordonnant les recherches en suicidologie, apportant une assistance technique aux structures de prévention et organisant un congrès annuel (publié dans la revue "Psychologie Médicale" édition SPEI ).
Samaritans 10 the Grove Slough S11 1QP
USA Crisis Line International Po Box 2354 Joliet Illinoi 60434
IFOTES International Federation of Telefonic Emergency Services PO Box 4 1285 Athenaz Genéve Suisse
GENESE DE L' AIDE PSYCHOLOGIQUE PAR TELEPHONE
1876 Invention du téléphone
1905 Création de la Ligue de prévention du suicide et ouverture d'une ligne téléphonique de prévention du suicide à New York et à Los Angeles
1948 Ouverture d'un service d'accueil en face à face et par téléphone à Vienne
DIMENSION HUMANITAIRE Les permanences téléphoniques se répandent en Europe occidentale, mises en place par des associations humanitaires d'inspiration religieuse.
1953 Création des Samaritans à Londres par Chad Varah, prêtre anglican choqué par la recrudescence du suicide.
1956: Ouverture des Telefonseelsorge à Berlin
1957 1er Livre sur les Samaritans : God gave me a telephone
Création de la Main Tendue (Suisse) et de Télé Accueil (Belgique)
1958: Création du premier centre de Prévention du suicide américain à Los Angeles Il y en aura plus de 180 en 1972, la plupart mis en place par des pasteurs protestants. Au même moment les Hot Lines pour Jeunes adultes se multiplient .
1960 Création de Sos Amitié à Paris
9% de la population française possède un téléphone
1963 Expansion des Samaritans à travers le monde. Ils ont un rôle croissant en Angleterre (16 postes). Généralisation des permanences téléphoniques en Europe occidentale
Création des Life Line en Australie par l'église Méthodiste et des Téléministries par les baptistes américains
1967 Création d'Ifotes, Fédération Internationale des Services d'urgence pour la prévention du suicide
Sos Amitié compte 5 postes et reçoit plus de 50 000 appels par an
L'association est reconnue d'Utilité Publique pour la prévention du suicide
1969 Création de l'American Association of Suicidology et en France du GROUPEMENT POUR `ETUDE ET LA PRéVENTION DU SUICICDE
1974 Sos Amitié dépasse les 100 000 appels par an
1977
Première apparition de Lignes de la Confiance dans les pays de l'est
Les Samaritans ont plus de 100 postes en Angleterre et sont présents dans 23 pays à travers le monde
1978 Sos Amitié décide de ne plus se consacrer exclusivement au suicide pour être davantage à l'écoute de toutes les détresses humaines. Une minorité d'écoutants part créer Sos Suicide Phénix
1980 On recense plus de 400 services téléphoniques en Europe. L'Allemagne et l'Angleterre en possèdent plus de la moitié.
1983 Aux Etats-Unis, plus de 200 articles ou thèses ont porté sur les
services téléphoniques ces 10 dernières années alors que
Création du premier service sida dans le monde à Los Angeles
1985 Développement de services d'écoute dans les pays méditerranéens,
surtout en Espagne et au Portugal.
PHASE MINISTERIELLE De nouveaux services sont mis en place par les pouvoirs
publics avec d'importants budgets.
1986 Généralisation en Europe des Sos Sida et des services de prévention de l'enfance maltraitée : Telefono Azurro en Italie, Childline en Angleterre
Graves difficultés financières et existentielles de Sos Amitié, qui voit son nombre d'appels régresser. Lancement de sa première grande campagne médiatique, "Rire c'est vivre". Sos Amitié possède 50 postes dont un à Nouméa et reçoit près de 600 000 appels par an
1988 Généralisation des services téléphoniques à travers le monde
Ouverture d'un service téléphonique de prévention du suicide à Moscou
Plus de 600 postes européens sont affiliés à Ifotes. Les Samaritans possèdent 187 branches pour 3 millions d'appels par an, les Befrienders International, leur association jumelle, a 170 postes répartis dans 23 pays.
2001 Disparition du téléphone ?