Le Royaume de Sygin


Le Royaume de Sygin


Histoire de Sygin

Sygin, à l'origine, est un petit village humain coincé entre trois montagnes qui subissait en permanence les assauts de la rudesse du climat et d’un clan de trolls de pierre voisins et barbares. Aucune expansion ne semblait possible pour la population locale à cause de tels fléaux répétitifs. Jusqu’au jour où le chef du village trouva le moyen de dominer et dresser quelques trolls de pierre à l’aide d’une substance qui les rendait étrangement dociles et obéissants. Cette substance, dont le chef du village préféra taire la source et la nature, permit au village de se transformer. La menace des trolls disparue, les esclaves qu’ils étaient devenus aidèrent même à construire et fortifier les habitations des villageois. La population de Sygin commença à croître et une lignée de rois apparut, formée par les ancêtres de l’héroïque chef de village. Le village devint une bourgade, puis un bourg pour enfin se transformer en une ville de bonne taille.

Sous le règne d’Ulrick de Haanzybuh’x, roi de la ville à cette époque, un missionnaire d'Ankhmar y fit son arrivée. En ces temps-là, les habitants de Sygin étaient un peu rustres mais enclins à la justice, et le prêtre, après diverses conversations, décida avec l’accord du roi d’y entamer la construction d’un grand temple à la gloire du Dieu de Justice. Les travaux allaient durer plusieurs années car rien n’est trop beau pour Ankhmar.

Cependant, Ulrick avait deux fils. Edrick, l'aîné, destiné à devenir roi et très porté vers les armes, et Broderick, destiné à être juge de paix et philosophe de la ville. Mais en réalité, ce dernier vivait une double vie : le jour il était prince et la nuit il fuyait ce monde de futilités pour devenir Vactoë le rôdeur. Il avait choisi d’agir ainsi pour échapper au poids des responsabilités et se permettre une portion de vie de liberté et d’aventures. Ce fut lors d'une de ses escapades nocturnes qu’une vieille femme lui prédit que les prêtres allaient organiser un tournoi pour la fin des travaux et l’inauguration du temple et que son frère Edrick y trouverait la mort des mains d'un novice d'Ankhmar. Vactoë n’en aurait eu que faire, mais Broderick, lui, en fut bouleversé.

Quand le Grand Prêtre d'Ankhmar arriva en ville, tout droit venu de Morn pour les préparatifs de la fête, le jeune prince en était encore tout perturbé et cherchait par tous les moyens à éviter la mort de son frère. Mais lorsqu'il voulut enjoindre le roi, converti depuis peu au culte d'Ankhmar, et son frère de ne pas participer au tournoi sous prétexte qu’il pensait qu’Ankhmar voulait tuer Edrick pour prendre le pouvoir de la ville, son père lui assura que jamais Ankhmar ne ferait de mal à son propre fils. Le roi jura cela haut et fort en son nom propre, mettant fin à la requête de son fils, peu convaincu pour sa part.

Le Grand Prêtre était présent ce soir là et observait Broderick. Il sut lire en lui la peur de voir son frère mourir ainsi que l’amour qui motivait son intervention auprès du roi. Alors, le prêtre d’Ankhmar vint s’adresser à Broderick et lui promit ceci :

« Ton amour pour ton frère te fait craindre le pire, aussi je te promets au nom de tous les miens qu'aucun serviteur d’Ankhmar ne tuera Edrick et si jamais cela venait arriver, Ankhmar serait à jamais banni de cette ville. »

Broderick s’emporta en retour, arguant que ce n'était là que des mots sans valeur. Mais ce fut là qu'il apprit qu'une promesse d'un serviteur d'Ankhmar ne pouvait être rompue et serait tenue quoi qu’il en coûte. Hélas, cette découverte eut l’effet inverse que celui espéré par le Grand Prêtre. Le jeune prince y vit le moyen d’éloigner à tout jamais le danger qu’Ankhmar et son église faisait courir, il en était certain, sur le royaume de Sygin.

Le temps passa et sournoisement, Broderick par le biais de son alter-ego Vactoë, mit au point son plan. Il prit contact avec des psionistes, des herboristes et nombre d’autres complices, et s’arrangea avec eux contre rétribution. Aussi, alors que les novices et les paladins étaient encore en route pour le tournoi, venus de tous les environs d’Ishel, Broderick prit prétexte de la honte de ne pas avoir cru en les paroles de son père et choisit de quitter la ville, soi-disant pour un voyage d’exil dont il disait vouloir revenir grandi et digne de son roi et de son frère, futur souverain. Pendant ce temps-là, les fidèles complices de Vactoë mirent en œuvre à sa place sa conspiration. Un des novices d'Ankhmar fut drogué à l’aide d’une de ces mêmes potions qui rendaient dociles les trolls de pierre de l’ancien temps. Cette drogue lui fit perdre toute notion de jugement et de raison. Un herboriste lui adjoint alors une autre décoction décuplant ses forces et sa dextérité, et ainsi dominé, le novice fut envoyé dans l’arène comme n’importe quel participant au tournoi. Il fut bien évidemment confronté à Edrick. Celui-ci, étant doué dans les armes, se défendit vaillamment contre le novice fou, mais ce dernier ne ressentait plus la douleur, ne reculait jamais et, avec l’aide supplémentaire de psionistes doués de télékinésie, finit par briser la défense du prince qui mourut sous les coups d'épée frénétiques du drogué.

La suite fut presque logique. Le temple ne fut jamais édifié, conformément à la promesse du Grand Prêtre. Mais comme cela ne suffisait pas à Broderick, ses complices avaient également poussé la populace à la colère et les serviteurs d’Ankhmar furent lynchés avant de pouvoir fuir la ville. Seul le Grand Prêtre eut la vie sauve et fut reconduit aux portes du royaume avec pour ordre de rappeler à son église sa promesse de ne plus jamais intervenir dans l'histoire de Sygin. Le roi Ulrick, quant à lui, se suicida de chagrin et de colère d’avoir délibérément ignoré les avertissements de son fils. La reine eut la régence jusqu’au retour de Broderick. Ainsi, quand celui-ci revint, ce fut pour s’asseoir sur le trône, une haine farouche d’Ankhmar gravée dans ses veines car insidieusement, il considérait sincèrement le dieu comme coupable de la mort de son frère et de son père.

L’une des premières décisions royales de Broderick, qui décida de garder le titre de Prince, refusant d’usurper le rang de son défunt père, fut d’instaurer comme religions officielles de Sygin les cultes d’Oblithor et de Toth, ennemis jurés d’Ankhmar. La population, aveuglée par sa haine artificielle envers le Dieu de Justice, accueillit la nouvelle avec joie et en lieu et place d’un temple d’Ankhmar, ce furent deux temples, l’un dédié au Dieu du Mal et l’autre au Dieux des Non-Morts, qui furent érigés en Sygin. Ceci eut pour effet de rapidement attirer entre les frontières du royaume une grande partie de la pègre et de la lie d’Ishel qui entendait parler de cet asile où le culte du Mal était préservé.

A cette même période, Broderick découvrit le secret royal longtemps préservé de la drogue naturellement présente dans les sous-sols de Sygin, la Brume des Fées ainsi qu’elle fut nommée. Un minerai spécifique pouvait être extrait des trois montagnes et une fois raffiné, il devenait cette substance qui permettait de dominer la volonté des trolls ou de simples novices humains. Cette drogue apportait paix et bien être à l’esprit faible, le rendant docile et rapidement accoutumé. En outre, ses effets étaient particulièrement appréciés par les Aranéides, au cerveau différent des humains, qui s’en portaient volontiers acquéreurs. Broderick entreprit alors l’extraction à grande échelle de Brume des Fées, puis son raffinage directement dans la cité de Sygin, avant de l’exporter discrètement jusqu’à la communauté aranéide de la Forêt de Lariandre.

En cela, la présence dans la Royaume de Sygin d’un nombre grandissant de malfrats et de races sans scrupules permit au Prince de masquer ses activités et de garder sur elle une discrétion presque totale : qui oserait pénétrer dans le royaume et enquêter sur ce trafic s’il fallait pour cela se frayer un chemin dans une horde chaotique de monstres et d’êtres intelligents assoiffés de sang, de plaisir et d’argent.

C’est ainsi que se créa ce qui devint le Royaume actuel de Sygin, dit Royaume des Trois Montagnes.

Quelques générations plus tard, le royaume est devenu un territoire replié sur lui-même, fourmillant d’un assemblage chaotique et dangereux de membres des pires espèces vivantes sur Ishel. Et au milieu de tout cela, les Princes de Sygin règnent sans partage, avec l’aide des clergés de Toth et d’Oblithor. Et ils mènent désormais à l’échelle industrielle l’extraction, le raffinage et le trafic de Brume des Fées destinée aux habitants de Lariandre et à quelques autres acheteurs venus des régions proches. Parmi ceux là se trouvent par exemple des humains et des hobbits dépravés et accrocs à la drogue, mais également des êtres sans scrupules décidés à utiliser la Brume des Fées pour dominer mentalement telle ou telle victime potentielle.


Sygin aujourd'hui

Le royaume de Sygin est un tout petit territoire enclavé entre trois hautes montagnes, coincées entre la Forêt de Lariandre et le fleuve Riandais. On n’y accède que par quelques cols qui sont étroitement surveillés par les troupes du Prince. Les montagnes sont arides et leurs sommets en permanence enneigé. Leurs pentes sont abruptes et forment par endroits de véritables falaises de roche.

A l’intérieur de ces frontières naturelles s’étend une large vallée formée de prairies plus ou moins fertiles. Celles-ci sont parcourues de champs désordonnés et de plantations de maigres arbres fruitiers permettant tout juste à la population du royaume de se nourrir. Elles sont également infestées d’animaux sauvages et de campements de communautés aussi diverses que dangereuses la plupart du temps.

Et au centre même du royaume se trouve Sygin, la cité. Celle-ci est très étendue même si bien rares y sont les bâtiments de plus d’un étage.

Les faubourgs de la ville sont composés de bidonvilles montés de bric et de brocs. Ils s’en étend presque à perte de vues, peuplés de toutes les races que peut compter Ishel sur sa surface. Les habitants de cette immense décharge vivante sont pauvres et ne comptent que sur la débrouille et la bagarre pour survivre. Ils se sont le plus souvent organisés en gangs ou en quartiers suivant leurs affinités et leurs races. Pour un étranger, traverser ces faubourgs pour atteindre la ville en elle-même est déjà une vraie gageure. La route y serpente offrant le spectacle d’une misère incommensurable, des êtres presque décharnés y vivent, ça et là un rat ou un nouveau né grille sur une broche sans que cela ne choque personne alentour.

Vient ensuite un mur d’enceinte parsemé de tours de guet et surmonté de mâchicoulis qui sépare l’intérieur de la ville des bidonvilles. Une fois passée la porte, on y trouve une ville à peine moins ordonnée que les faubourgs. Les bâtiments y sont construits de manière plus solide, mais cela ne ressemble en rien à une ville telle que Morn ou Anista. Certains quartiers de Sygin ressemblent plus à quelques villages regroupés côte à côte et entourés de terrains vagues, de pâtures où de maigres animaux ruminent, de basses cours où la volaille gambade. A nouveau, la population y est répartie en quartiers différentes suivant leurs races et affinités. Les quartiers extérieurs sont malfamés et, lorsque l’on quitte l’artère principal, on se retrouve vite en danger de mort. Des guildes plus ou moins organisées de voleurs et d’assassins se partagent ce domaine et il n’est pas rare de les voir s’entretuer.

Puis à mesure qu’on se rapproche du centre de la cité, les habitations deviennent plus cossues et importantes. Et une fois passé un nouveau mur d’enceinte, on se retrouve dans une ville ou tout est propre et ordonné. Ici vit la bourgeoisie de Sygin. Mais quand on parle de bourgeoisie à Sygin, il s’agit en réalité de pirates ou de voleurs qui ont fait fortune, d’assassins à la retraite, de maîtres de guildes diverses et illégales, de puissants en tous genres. L’ordre est ici maintenu par les milices aux ordres des plus riches. Pourtant le danger y est tout aussi grand qu’ailleurs dans la cité, car ici, les puissants ont tous les droits et peuvent assassiner qui bon leur semble du moment qu’ils peuvent payer et en assumer les conséquences.

Les grands temples de Toth et d’Oblithor, pour leur part, n’ont pas été édifiés dans la ville elle-même. Ils ont été construits à l’écart, à flanc de montagnes. Ainsi peuvent venir se recueillir et prier les fervents croyants venus du royaume et d’ailleurs sans avoir à pénétrer dans la ville elle-même. En outre, les prêtres et serviteurs de ces dieux préfèrent cette tranquillité relative leur permettant de mettre en œuvre leurs pratiques occultes en toute quiétude.

Le temple de Toth est très discret dans sa construction. Semblable à la surface à une simple bâtisse de pierre grise à peine, de forme rectangulaire, haute de tout juste trois mètres et longue d’une vingtaine, ornée de quelque sculptures lugubres et sans aucune fenêtres, la plus grande partie de ses salles et couloirs se trouvent en profondeur dans une série de sous-sols et de cryptes au tracé demeuré secret pour le non-initié.

Le temple d’Oblithor, pour sa part, est bien plus voyant et ouvertement effrayant. Il est immense, construit dans une pierre noire semblable à de l’onyx, et entièrement hérissé de pointes, de sculptures démoniaques et de gargouilles. Il se dresse au dessus de ses adeptes à la manière d’une cathédrale cauchemardesque et son intérieur tout entier reflète cette recherche architecturale destinée à impressionner le visiteur et à l’effrayer, affirmant ainsi haut et fort la suprématie d’Oblithor dans le domaine des ténèbres.

En ce qui concerne le Palais Princier, il n’est plus situé au centre de Sygin comme à l’époque du roi Ulrick. Le prince Broderick a délaissé cet ancien palais en même temps qu’il refusait le titre de roi. Il en a fait construire un nouveau hors de la ville, à flanc de montagne, à l’opposée des emplacements des temples de Toth et Oblithor par rapport à la cité. Grâce à l’argent du trafic de drogue, Broderick puis les Princes qui lui succédèrent ont pu étoffer et agrandir ce palais, le rendant de plus en plus beau tandis que, à l’inverse, le royaume de Sygin sombrait de plus en plus dans le chaos. Le caractère de ce palais n’a rien de défensif, il est basé sur l’esthétisme et la jouissance de l’argent. Il est fourni de nombreux jardins, serres, pavillons annexes et autres fontaines. Et sa défense n’est assurée par nulle muraille ou tour de guet, mais uniquement pas un impressionnant service d’ordre présent à chaque coin d’allée, dans chaque couloir et chaque pièce du château.


Le trafic de Brume des Fées et la Police Princière

L'extraction du minerai de Brume des Fées se fait en montagne, dans de grandes mines dont la discrétion est assurée par la meurtre de tout curieux. La totalité des terrains riches en Haan appartiennent au Prince de Sygin et l’accès aux zones d’extraction est strictement surveillé. Des gardes en armes et des membres de la Police Princière patrouillent en permanence pour protéger ces ressources naturelles qui font la richesse du royaume et surtout du Prince.

Une fois extrait, le minerai brut est amené à Sygin par des caravanes lourdement escortées par la Police Princière et dont le contenu est dissimulé aux yeux de tous. Là, en plein cœur du quartier riche de la cité, il est ensuite traité pour créer la Brume des Fées en elle-même. Plusieurs laboratoires de raffinage de grande taille ont été construits en toute discrétion non loin des demeures des puissants du royaume, et bénéficient depuis du couvert d’une hypothétique société d’import-export que dirigerait le Prince. La plupart des riches habitants de Sygin savent parfaitement ce qu’il s’y passe mais il ne viendrait à l’idée d’aucun d’entre eux de trahir les intérêts du Prince, au risque de se faire assassiner ou, dans le meilleur des cas, déposséder de tous ses biens par la Police Princière.

Après raffinage, d'autres caravanes voyagent de Sygin jusqu'aux cols pour sortir du royaume et vendre la drogue du côté de la Forêt de Lariandre ou ailleurs suivant la demande. Le tout se fait toujours sous une chape de discrétion et de danger mortel pour tout curieux qui voudrait en savoir trop sur ces étranges chargements.

La discrétion est en effet le maître mot des affaires du Prince, notamment concernant la Brume des Fées. En effet, ce que redoute par dessus tout le Prince, soucieux de conserver son pouvoir et sa suprématie, c’est une invasion militaire par les armées d’un ou plusieurs pays voisins. L’armée de Sygin est quasiment inexistante, hormis les gardes aux frontières et bien sûr l’inquiétante Police Princière qui a tout simplement tous les droits sur la population locale et les visiteurs étrangers. L’important, aux yeux du Prince, est que le royaume ne représente surtout en rien une menace aux yeux des seigneurs voisins et que jamais ceux-ci n’aient envie d’envahir le pays pour quelque raison que ce soit.

Et concernant plus spécifiquement le trafic de Brume des Fées, rien n’en doit filtrer officiellement. Que les aranéides eux-mêmes sachent d'où vient la drogue et surtout qui est à l'origine du trafic n'est pas bien grave. Mais si la preuve formelle de l’implication du Prince pouvait être fournie à quelque baron ennemi, il y aurait tous les risques que le seigneur ainsi informé décide, seul ou accompagné d’autres armées alliées, d’y remédier par la force, que ce soit pour mettre fin à un ignoble trafic ou alors pour s’emparer d’une telle richesse.

Certains au fil des ans ont d’ailleurs tenté d’agir à l’encontre du Prince, certains en enquêtant pour découvrir la nature, l’origine et le commanditaire de ces mystérieuses caravanes si bien protégées, d’autres en essayant de faire du chantage au Prince, le menaçant de révéler ce qu’ils savaient ou prétendaient savoir. Tous sont morts. La Police Princière s’est toujours chargée de trouver et éliminer avec efficacité l’ennemi, déclaré ou non, du Prince.


Ainsi, malgré le chaos ambiant dans tout Sygin, le Prince gère son royaume d’un main de fer aussi discrète qu’elle est meurtrière. Il laisse à dessein le danger, les puissants malfrats, les gangs et les brigands dominer tout ce qui tient lieu de vie de tous les jours dans le royaume et dans la cité. Il utilise cet état de faits comme d’une couverture, d’un abri pour éloigner tout intrus indésirable de ses activités autour de la Brume des Fées. Et c’est ainsi, grâce à la richesse que lui prodigue ce trafic juteux, qu’il maintient le royaume dans l’état qu’il désire et entretient ses troupes personnelles.


Rumeurs et vérités sur le Royaume de Sygin

Nombre de rumeurs courent sur le Royaume des Trois Montagnes, sur ses habitants et sur le Prince et sa Police.

Il est dit que certains membres de la police sont en réalité des psionistes télépathes destinés à espionner et repérer toute tentative de velléité envers le Prince.

Il paraîtrait que certaines lois existeraient contre la surpopulation dans le Royaume. Et dans le cadre de cette loi seraient organisés par le temple d’Oblithor de fréquents sacrifices de vierges et de nouveaux nés. De même, le temple de Toth récupérerait de manière trouble certains corps, récemment décédés ou en voie de le devenir d’une manière ou d’une autre, pour leur appliquer des pratiques propres à ce dieu funèbre.

Les troupes et armées de Sygin sont composées de membres de toutes les races présentes dans le royaume, et à fortiori de presque toutes les races d’Ishel, répartis selon les points forts de leurs espèces. Parmi ces troupes, il existerait un corps d’élite composé de trolls de pierre totalement soumis au Prince, peut-être des descendants de ceux mis en esclavage mental par l’aïeul de Broderick.


Hors des frontières naturelles du Royaume des Trois Montagnes, cinq villages parsèment le territoire alentour. Ces villages sont tous protégés par des fortifications de bois du type mottes castrales. Le but de ces solides palissades n'est aucunement militaire. En effet qui voudrait de landes infertiles, dangeureuses, sauvages et surtout sans aucune richesse ? Elles permettent en réalité aux villageois ou aux voyageurs de se protéger de la faune et des tribus sauvages qui sévissent dasn ces régions inhospitalières. Ces villages, nommés S'turn, Y'rugu, Grid, Inanna et N'rgal, servent en quelque sorte de comptoir marchand et d'ambassades pour le compte de Sygin. Ils forment ainsi un tampon entre le dangereux et surtout très refermé Royaume de Sygin et le monde extérieur.


Outre ces cinq fortins, les régions aux alentours des Trois Montagnes sont peuplées de tribus nomades. Celles-ci sont composées de thurses, orcs et autres hordes de gobelins, attirés dans cette zone par la réputation du royaume. Vagabondant à travers les landes et les contreforts montagneux, ces dangereuses tribus s’attaquent rarement aux caravanes princières, mais il n’est cepandant pas rare de ne plus revoir d’intrépides et inconscients explorateurs qui auraient eu la mauvaise idée de s'aventurer dans ces lieux.



Plan du Royaume de Sygin