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Ainsi que le blog du Festin
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Historique
En 1578, Lessines fut envahie par une bande de gueux venus de Gand. Ils
rançonnèrent les habitants et saccagèrent les édifices religieux. C'était la
conséquence à la fois du climat d'agitation qui régnait dans nos provinces et des
troubles entre chrétiens d'Europe occidentale et protestants. D'où de fréquentes
incursions de troupes venues du nord, qui pillaient et brûlaient les villes et les
campagnes.
Afin d'éviter toute nouvelle mésaventure, des mesures furent prises pour protéger la
cité. Les autorités organisèrent un service de guet sur les remparts et instaurèrent
le couvre-feu.
Dans ce contexte de luttes incessantes (politiques et religieuses), Lessines devint une
ville de garnison. Le 15 juillet 1579, le comte Philippe D'Egmont entra dans la ville à
la tête de plusieurs compagnies. Elles furent mises ensuite sous le commandement du
capitaine Vermeil. Le 7 août 1580, le capitaine Hérissem releva les anciennes
troupes avec 200 hommes, suivis par d'autres.
L'hébergement de toutes ces troupes épuisa considérablement les finances de la ville.
Il fallut en plus trouver les fonds nécessaires pour la réparation des remparts.
Et donc, les garnisons désertèrent la ville.
Livrés à eux-même, les Lessinois devaient compter sur leurs propres forces pour assurer
leur défense.
Ainsi, en 1583, selon la tradition, une troupe de mercenaires hollandais et anglais, les
(Huguenots) assiègent la ville dans l'intention de la piller.
Après plusieurs tentatives d'escalade par les remparts ouest (plus vulnérables à cause
de
l'assèchement en cette période de l'année), les assiégeants sont vigoureusement
repoussés par les habitants, accourus sur les remparts pour prêter main forte.
Découragés pour un temps, les pilleurs tentent de nouveaux assauts le lendemain, mais
sans succès.
Dans la ville, on décide de prendre l'ennemi à revers. Les plus jeunes membres de la
milice bourgeoise (sans doute tous célibataires) décident d'une sortie.
Mercredi 26 août 1583
A sa tête, Sébastien de Tramasure, fils de Jean, échevin de Lessines. Il est âgé de
23 ans seulement. La charge est un succès total. Les Huguenots sont mis en déroute. La
nouvelle se répend dans les alentours et d'année en année, on commémore le fait
d'armes historique.
La victoire est dédiée à la Vierge Marie,
voire attribuée à son intercession miraculeuse, tant le désastre était prévisible.
C'est que, durant la bataille, les bourgeois n'avaient pas manqué de diriger leurs
prières vers la Sainte Vierge. Son effigie ornait d'ailleurs l'une des portes de la
ville, précisément là où le combat décisif fut livré.
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Les autorités communales décident de célébrer ce jour par une procession de
reconnaissance qui aura lieu chaque année autour des ramparts. Toute la population est
invitée.
La tradition rapporte qu'au lendemain de la victoire, Sébastien de Tramasure se rendit à
la chapelle élevée sur les remparts afin de déposer son épée aux pieds de l'image de
la Sainte Vierge, dorénavant vénérée sous le vocable de Notre-Dame
de la Porte d'Ogy.
Quoi qu'il en soit, en 1590, ce célèbre fait d'armes devient l'objet de
représentations théatrales. La Société de Madame Sainte Rose rejoue la scène sur la
place publique et se fait rétribuer à charge des finances communales. C'est qu'il s'agit
d'attirer les gens des environs en nombre afin qu'ils honorent la religion et (surtout)
les caisses de la ville, qui taxe considérablement les boissons alcoolisées que les
visiteurs ne manquent pas d'ingurgiter à grandes lampées.
Mais la première commémoration importante de l'assaut, c'est à dire le premier grand
"Festin" aura lieu en 1598 (soit 15 ans plus tard). C'est en effet la première
fois que le massard (titre que porte à l'époque le receveur communal) débourse pour
payer des groupes afin de rehausser l'évènement.
C'est le 8 mars 1634 que meurt Sébastien de Tramasure. Il est entré dans la légende.
Il repose dans la petite chapelle du Couvent des Soeurs Noires, à coté de son Père.
Une courte épitaphe est gravée sur la pierre: "Cy gist Sébastien de Tramasure
en son temps capitaine des bourgeois qui en l'an 1583 abattit du rampart hollandois et
anglois ennemis lors de notre foy..."
Jusqu'à la fin du 18ème siècle, le festin sera célébré avec la pompe la
plus officielle.
Bailli, mayeur, échevins et conseillers assistent à la messe solennelle avant de suivre
le clergé dans les rues de Lessines. Le périple s'achève bien sûr devant la Porte
d'Ogy, seul vestige des remparts qui subsista jusqu'en 1804.
Avec le temps, la procession s'est peu à peu étoffée. De nos jours, elle est
précédée d'un somptueux cortège qui rassemble plus de 600 figurants et artistes
représentant la population de la ville en 1583.
La procession parcourt les rues de Lessines le premier dimanche de septembre, à partir de
15h.
La vie à Lessines en 1583
En 1583, la ville avait comme mayeur Jaspart de Moire, que remplaça l'année suivante
Nicolas de Moire. Simon Robin en était le massard.
Le mayeur présidait le magistrat ou corps échevinal, composé de 7 membres désignés
pour un mandat d'un an renouvelable, et assités pour les questions importantes, par un
conseil de ville, composé d'anciens échevins.
Etaient échevins en 1583: Jean Farinart, Jean de Trazegnies, Adrien du Quesnes, Remy
Keghin, Henri du Quesnoy, Jean du Vivier et Jacques de Halluin.
Sébastien de Tramasure, né en 1560, reçut le poste de capitaine de la milice bourgeoise
du corps échevinal. En 1592, il fut nommé échevin et investi des fonctions de mayeur de
la ville.
Il épousa successivement Marguerite Wincq, dont il eut 7 enfants, en deuxième noces, le
13 février 1596, Catherine Flament, dont il eut 6 enfants, en troisième noces, Catherine
Baguet, décédée le 28 septembre 1924 et en quatrième et dernières noces, Marie
Danneau, le 18 juin 1626.
Les officiers communaux, gens d'armes d'origine noble, étaient recrutés parmi les
meilleurs éléments des gildes militaires. En 1583, étaient officiers : Le Leup,
Laigneau, Fourbisseur, Le Louchier et Le Latteur.
Chargé de faire régner l'ordre au nom du seigneur, le bailly s'appliquait également à
en maintenir les droits et à percevoir les taxes et amendes qui lui revenaient. Il
exerçait la justice en dehors des murs de la ville et citait les malfaiteurs devant le
magistrat.
Au nom du seigneur, il accordait des chartes de privilèges aux confréries et aux
corporations.
Outre ses fonctions administratives et judiciaires, il était aussi revêtu de
prérogatives d'ordre politiques. Il siégeait à l'assemblée des Etats du Hainaut, où
il contribuait notamment à la répartition des impôts sur les terres de son ressort.
De 1578 à 1612, c'est Jacques Le louchier, écuyer et seigneur de Petit-Kain qui fut
bailly.
Jehan Tassart exerçait la fonction de tambourineur. Il annonçait à la population les
bonnes et moins bonnes nouvelles. Il était à charge du budget communal.
Les habitants des campagnes étaient appelés "afforains" terme désignant
"ceux qui résistent hors des murs".
La compagnie des canonniers et arquebusiers de Saint-Roch, était un corps d'élite
composé de 24 hommes, reconnus aptes à manoeuvrer le bâton, la couleuvrine et
l'arquebuse. Ils étaient
affectés à la sûreté et à la défense de la ville. Ils pouvaient également être
assignés, sous les ordres du Bailly, à servir l'autorité judiciaire.
Les corps de métiers reconnus étaient organisés disciplinairement et dotés de divers
privilèges, fixés par une charte qui en réglait le fonctionnement.
Chaque corporation était placée sous la protection d'un Saint patron et possédait une
chapelle dans l'église Saint-Pierre.
Le titre de chanoinesse était porté par les religieuses de l'Hôpital Notre-Dame à la
Rose.
La communauté était composée de 18 membres et fut réformée plusieurs fois au 16ème
siècle.
La supérieure de la communauté était appelée Dame Prieure.
A cette époque, la ville ne comptait qu'une paroisse, dont le curé se nommait Julien de
la Fontaine.
A l'occasion des grandes fêtes, des prédicateurs étrangers venaient faire leur sermon.
En 1583, le Supérieur du Couvent Saint-Paul de Valenciennes, se rendit à Lessines durant
l'Avant et le Carême, mais il ne put aller prêcher hors de la ville à cause des ennemis
qui "avoient pillez et gastez les villages alhentours".
Pour en savoir plus sur la vie quotidienne à Lessines au temps de l'assaut, consultez la page suivante.
Le cortège du samedi:
La Joyeuse-entrée du prince Alexandre Farnèse,
gouverneur des Pays-Bas
Samedi de 15h à 18h
Le contexte politique Compte-tenu du climat d'agitation et de violence qui
caractérisait nos provinces en cette fin du 16ème siècle, on comprendra l'importance
d'un personnage comme Alexandre Farnèse, afin d'asseoir l'autorité du gouvernement de
Madrid et de réprimer les troubles.
En 1579, plusieurs villes des provinces du sud, dont Bruxelles, Anvers, Gand, Bruges et
Ypres, s'étaient provisoirement jointes à l'Union d'Utrecht, regroupant les provinces du
nord.
Un an plus tôt, Alexandre Farnèse, lieutenant de Don Juan d'Autriche, précédent
gouverneur des Pays-Bas, et fils de l'ancienne gouvernante Marguerite de Parme, s'était
retrouvé à la tête des Dix-Sept Provinces, encore unies.
Fort de l'appui des provinces du sud, il reprit les villes importantes. Il parvint
également à
soumettre quatre des sept provinces du nord.
Une décision aberrante du gouvernement de Madrid le retira de ses préoccupations pour le
faire participer à l'aventure de l'Invincible Armada. Il s'éteignit à Arras en 1592.
Entre-temps, les Hollandais avaient repris une à une les villes du nord.
Nous l'avons imaginé de passage dans notre bonne ville. Acceuilli vers 15h devant la
Porte d'Ogy par les autorités communales, l'hôte illustre accomplit d'abord un périple
dans le centre ville pour traverser ensuite la Franch Foire et rejoindre la Place Alix de
Rosoit, où un spectacle est donné en son honneur par les musiciens, chanteurs, danseurs,
jongleurs et acrobates.
Le cortège d'honneur
1. Les tambours de la garde bourgeoise
2. Le Mayeur, les Echevins et les Conseillers Communaux
3. La fanfare de Triomphe par l'Ensemble de Cuivres Acrenois
4. Le Gouverneur des Pays-Bas et sa suite
5. Les gonfalonniers communaux
6. Les musiciens et danseurs
7. La polyphonie instrumentale
8. La Garde Noble par les Balzamines, goupe équestre lessinois
Le cortège du dimanche:
Toutes les photos ne sont pas encore reprises dans cette page.
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Libre
Compagnie des Milices Bourgeoises
Vers la fin du 16ème siècle, des troupes venues de tous côtés se succédaient pour
tenir garnison à l'abri des remparts.
Les exactions de ces soldats n'étaient pas rares. Une soirée bien arrosée, quelques
miliciens un peu trop nerveux ou susceptibles et le combat s'engage, à la dague, au sabre
ou à l'épée, faisant voler en éclats tables et chaises en dehors de l'estaminet.
Pour tout savoir sur la Milice Bourgeoise 1583, branchez-vous sur leur
site internet propre et laissez leur un petit message sur le livre d'or.
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Armoiries
de la ville de Lessines et de ses lignages
Au 13ème siècle, le premier sceau de la ville représente l'image de Saint Pierre,
patron tutélaire de la cité, assis sur un banc à l'antique, sous un porche flanqué de
2 tourelles.
Au 15ème siècle, Lessines adopte les couleurs de la famille d'Audenarde, tout en
conservant de leur premier sceau la clé emblématique de Saint Pierre, posée en pal sur
l'écu de leurs anciens seigneurs.
Au 17ème siècle, les armoiries subirent un changement radical: le buste de Saint Pierre
disparut et fut emplacé par un griffon et un lion; les contours de l'écu furent
redessinés. |
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Char de
triomphe
en 1583, la ville avait comme mayeur Jaspart de Moire, que remplaça Nicolas de Moire
l'année suivante.
Le receveur communal, qui portait le titre de massard, était Simon Robin. |


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Magistrat
et Conseil de Ville
Le mayeur présidait le magistrat ou corps échevinal, composé de 7 membres désignés
pour un an renouvelable.
En 1583 les échevins étaient :
Jean Farinart, Jean de Trazegnies, Adrien du Quesnes, Remy Keghin, Henri du Quesnoy, Jean
du Vivier et Jacques de Halluin. |
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Crieur
public
Un tambourineur était rétribué à charge du budget communal pour annoncer à la
population les bonnes et mauvaises nouvelles.
En 1583, Jehan Tassart exerçait cette fonction.
Le crieur du cortège, Jacques BRUAUX est originaire de Braine-le-Comte, ou il exerce
officiellement cette profession. |
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Sébastien
de Tramasure
Héros du Festin, il est âgé de 23 ans en 1583. Issu d'une des meilleures familles de la
ville, le corps échevinal l'avait nommé au poste de capitaine de la milice bourgeoise.
En 1592, il fut nommé échevin et investi des fonctions de mayeur de la ville.
Il mourut le 8 mars 1634 et fut enseveli dans la Chapelle du Couvent des Soeurs Noires,
aux côtés de son père. |

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Les
officiers communaux
Gens d'armes d'origine noble, les officiers étaient recrutés parmi les meilleurs
éléments des gildes militaires.
Etaient officiers en 1583 : Le Leup, Laigneau, Fourbisseur, Le Louchier et Le Latteur |

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Batteurs de
Tambour
Originaire de Couvin, ces 4 batteurs de tambour participent chaque année au cortège. |
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Rassemblement
des afforains
Ce groupe représente les habitants des campagnes qui entouraient la ville, que l'on
nommait les "afforains", terme désigant "ceux qui résident hors des
murs". Ce groupe évoque le mois des moissons. Il est composé des jeunes du Patro
Sainte-Agathe d'Ollignies |

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Garde Noble
le cercle équestre "Les Balzamines" compose ce groupe. |

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Char de
Madame de Tramasure
Sébastien de Tramasure épousa successivement, en premières noces, Marguerite WINCQ,
dont il eu 7 enfants, en deuxième noces, Catherine FLAMENT, dont il eut 6 enfants, en
troisièmes noces Catherien BAGUET et en quatrième et dernières noces, Marie DANNEAU. |
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Les
demoiselles d'honneur |
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Serment des
archers de Saint-Sébastien
A cette époque, les serments étaient devenus des sociétés d'agrément et leurs membres
participaient à de nombreux
concours de tir hors des murs de la ville. Leur fonction n'en demeurait pas moins
officielle, car le compagnon qui parvenait
à abattre le coq, le jour du tir du roi trois années consécutives portait le titre
d'empereur et se voyait exempté de tous impôts tant qu'il demeurait investi de cette
dignité. |
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Serment des
archers de Sainte-Catherine
Le serment de Madame Sainte Catherine, composé de 24 membres, reçut ses chartes et
status le 28 juin 1494.
Ses membres devaient se rendre tous les 15 jours au jardin d'exercice, situé au pied des
remparts. |
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Serment des
Canonniers et Arquebusiers de Saint-Roch
Autorisée par l'empereur Charles-Quint le 16 avril 1548, cette compagnie d'élite de 24
hommes , reconnus aptes à manoeuvrer le bâton, la couleuvrine et l'arquebuse.
Spécialement affectés à la sûreté et à la défense de la ville, ils pouvaient
également être appelés à servir l'aurorité judiciaire.
On possède encore le collier d'honneur (double chaîne avec coq) en argent, datant du
16ème siècle, ainsi que la médaille d'affique, représentant le patron tutélaire et
datée de 1676.
Le premier était porté par le Roi du Tir, soit le tireur le plus adroit de l'année,
tandis que la seconde revenait au tireur le plus adroit de la quizaine.
Les figurants sont issus de l'Unité des Scouts Catholiques de Lessines.
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La
procession historique
Une escorte solennelle à Notre-Dame |
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Croix et
cierges
La croix de procession de l'église Saint-Pierre, en argent, date du 17ème siècle.
On y a ajouté, au 18ème, trois mascarons baroques et au 19ème, une base.
Les flambeaux datent du 17ème. |

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Confrérie
de Saint-Mansuète
La chasse, escortée par l'ordre des Dominicains, contient les reliques du saint, reçues
le 23 décembre 1685, par l'intercession de Madame la princesse de Vaudémont auprès de
Sa Sainteté le Pape Innocent XI.
C'est depuis lors que Lessines invoque 2 patrons tutélaires : Saint-Pierre et
Saint-Mansuète, qui est fêté à l'occasion de la "Ducasse" du moi de mai.
Les figurants sont issus du groupe des porteurs de géants du cortège "El
Cayoteu". |

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Confrérie
de Saint-Géréon
Le reliquaire, abritant les restes du saint patron de l'une de deux anciennes paroisses du
village voisin de Deux-Acren, est porté par les jeunes filles du Patro de ce village. (en
avant-plan sur la photo) |
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Confrérie
de Notre-Dame d'Acren
La statue de Notre-Dame d'Acren, que l'on peut vénérer dans l'église du village, date
du 12ème siècle.
Taillée dans d'un seul bloc de chêne de 83 cm, elle représente la Vierge assise sur un
simple escabeau, tenant à la main droite le sceptre de la Reine du Ciel et portant
l'Enfant Jésus sur ses genoux. (en arrière-plan sur la photo précédente)
(retrouvez l'histoire de cette statue sur Lessinesinfo.com,
dans la partie village/Deux-Acren). |
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Confréries
de Saint-Antoine et de Saint-Roch
Les reliquaires sont portés par des figurants venus du village voisin de Deux-Acren. |


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Polyphonie
instrumentale
L'ensemble de Cuivres Acrenois est composé de membres de la Fanfare des Prisonniers de
Guerre de Deux-Acren. |
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Confrérie
de Saint-Pierre
La châsse actuelle, en bois stuqué, blanchi et doré, datant de 1757, remplace la
Châsse de Saint-Pierre, qui datait du 15ème siècle et qui a disparu lors de la
révolution brabançonne.
Surmontée du buste de Saint-Maurice, elle a été restaurée en 1984.
Les reliques sont portées par les filles du Patro Sainte-Agathe d'Ollignies. |
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Corporations
Les corps de métiers reconnus étaient organisés disciplinairement et dotés de divers
privilèges, fixé par une charte particulière, qui en réglait également le
fonctionnement.
Chaque corporation était placée sous la protection d'un saint patron et possédait une
chapelle dans l'église Saint-Pierre.
Les figurants sont issus de l'Unité des Guides de Sainte-Anne de Lessines. |

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Carillon
Un "cloqueman" était rétribué par la ville pour l'entretien des horloges et
des carillons de l'église et de la maison de ville,
ainsi que pour sonner les "pardons" et la cloche de la porte avant sa fermeture
en fin de journée.
Tiré par des garçons du Patro Saint-Benoît d'Ollignies, ce véritable instrument de
musique
ambulant de plus de 2 tonnes, est actionné par Elisabeth Duez, Maître-Carillonneur à
Mons.
Avec ses 30 cloches, il possède une tessiture couvrant deux octave et demi en gamme
chromatique. |
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Bannières
de Notre-Dame de la porte d'Ogy et des sociétés commémoratives du festin et de
Sébastien de Tramasure |


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Notre-Dame
de la porte d'Ogy
La porte d'Ogy, située à l'ouest de la ville, fut percée au 13ème siècle par Arnould
IV d'Audenarde, de sorte qu'elle à longtemps
porté le nom.
On rapporte qu'en la flanquant d'une petite chapelle abritant l'image de Notre-Dame de
Noyon, il rappelait ainsi
la terre de Thiérache d'où était originaire son épouse Alix de Rosoy.
Depuis la victoire de la milice bourgeoise, la vierge y est invoquée sous le vocable de
Notre-Dame de la porte d'Ogy.
Les porteurs sont issus du Patro Saint-Benoît d'Ollignies. Auparavant, la tâche
incombait aux anciens enfants de coeur
des paroisses de la région. |
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Congrégation
des Chanoinesses de Saint-Augustin
Le titre de Chanoinesse était porté par les religieuses attachées à l'Hôpital
Notre-Dame à la Rose.
La communauté, composée de 18 membres depuis le 15ème siècle, reçut son premier
règlement détaillé en 1261 et fut
réformée plusieurs fois au 16ème siècle.
La supérieure était appelée Dame Prieure.
En 1952, il y eut fusion de cette congrégation avec celle des Soeurs Servittes de Marie
de Jolimont. |

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Clergé
A cette époque, la ville ne comportait qu'une seule paroisse, dont le curé se nommait
Julien de la Fontaine.
A l'occasion des grandes fêtes, des prédicateurs venaient y faire leurs sermons. En
1583, le Supérieur du Couvent Saint-Paul de Valenciennes se rendit à lessines durant
l'Avant et le Carême, mais il ne put aller prêcher hors de la ville à cause des ennemis
qui avaient pillé les villages aux alentours. |
La remise de l'épée


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Vers 17h30, devant la Chapelle de la Porte
d'Ogy.
La chapelle originaire était incorporée aux remparts, qui furent peu à peu démolis,
dans la seconde moitié du 18ème siècle.
C'est la Porte d'Ogy qui disparut la dernière vers le mois de février 1804.
La seconde chapelle ainsi édifiée disparut à son tour en 1855 et fut remplacée par la
chapelle actuelle, au carrefour de la rue d'Ogy et de la rue des Fossés.
Elle abrite ordinairement la status de Notre-Dame de la Porte d'Ogy, ainsi qu'un autel au
17ème siècle, trois verrières illustrant la tradition du festin et un portrait de
Sébastien de Tramasure.
Au terme de la procession, Sébastien de Tramasure refait le geste historique de déposer
son épée aux pieds de la statue en signe
de remerciement et d'hommage à celle qui avait aidé à la délivrance de la ville
assiégée.
La statue de Notre-Dame retrouve alors son lieu de culte habituel et le nombre
impressionnant de fleurs qui décorent la chapelle témoigne de l'attachement des
Lessinois à cette tradition séculaire. |
Ensuite, les figurants et spectateurs se rendent sur la Place Alix de Rosoit, lieu d'un
spectacle et de réjouissances breugheliennes qui se prolongent jusque tard dans la
soirée.
Le ballet final de la renaissance
Dimanche, à partir de 18h


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C'est l'occasion de se plonger une dernière
fois dans l'ambiance des fêtes de la Renaissance : tandis que la Taverne du Grand Bailly
dispense mets et breuvages d'époque, les artistes se succèdent sur la Place Alix de
Rosoit : combat d'échassiers, lanceurs de drapeau, danses et musiques populaire.
Ainsi se terminent, dans la liesse, les Fêtes Historiques du Festin, tandis que les
derniers artistes et artisans quittent le site de la Franche-Foire. |
Programme du Festin
Le programme su Festin peut-être consulté sur le site officiel du Festin 1583.
L'animation à la Porte d'Ogy
| Vendredi 5 septembre |
| 18h00 |
animation cycliste 4ème mémorial Michel Missante |
| 20h00 |
animation musicale avec la chanteuse Esmeralda, danse flamenco |
| Samedi 6 septembre |
| à partir de 6h |
grande brocante à la Porte d'Ogy |
| 14h00 |
promenade du Géant de Tramasure, en fanfare, route de Frasnes, rue de la Fraternité, chsée de Renaix
porte d'Ogy, rue Watterman, rue César Desprez, Grand Place, rue de Grammont, rue des Fossés
et retour au chapiteau
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| en soirée |
soirée avec l'orchestre Grafitti avec en vedette CHRISTIAN VIDAL
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| Dimanche 7 septembre |
| 8h00 |
randonnée cyclo: +/- 50km, parcours fléché, départ du chapiteau |
| 18h00 |
animation musicale avec l'orchestre RUD'YS SOUL BAND |
samedi et dimanche midi uniquement Assietes campagnardes au prix de 11€, réservation souhaitée au 0494/80.03.42
Durant les 3 jours: petite restauration
Les hauts lieux historiques :
La Chapelle du Couvent des Soeurs Noires
L'actuel couvent a été édifié sur l'emplacement de l'ancien béguinage,
dont la fondation était antérieure à la construction de l'Hôpital Notre-Dame.
Pillé et incendié en 1453, l'établissement fut relevé vers 1470 et occupé par les
Soeurs Grises, de l'ordre de Saint-François.
Ces dernières furent remplacées, en 1527, par les Soeurs Noires, de l'ordre de
Saint-Augustin, qui venaient de Mons.
Les autorités communales leur cédèrent le terrain de ce qui restait des anciens
bâtiments du béguinage, à charge d'aller soigner les malades indigents à domicile et
d'instruire la jeunesse.
Cette dernière obligation fut include en 1628 dans les status de congrégation, qui
exerce cette mission encore de nos jours.
La plupart des bâtiments sont datés de 1642, à l'exception de la chapelle, qui date de
la fin du 15ème siècle et dont le clocheton, reconstruit en 1627, a été restauré en
1980.
Il renferme la cloche de l'ancienne léproserie de la ville.
Le plafond de l'oratoire, en stuc, date de 1696.
Le maître autel baroque contient un tableau représentant la vision de Saint-Augustin,
daté de 1673.
Sur la tribune du jubé, on peut voir un triptyque offert par Sébastien de Tramasure,
dont le panneau central représente la Vierge de Sept Douleurs. Sur les volets sont
agenouillés le donateur et sa dame, en habit du 16ème siècle, protégés par leur
patron et accompagnés de leurs armoiries.
Dans le fond de l'édifice, se trouve la tombe de Sébastien de Tramasure, dont
l'épitaphe rappelait la tradistion du Festin.
La Cour des Espagnols
Ornée d'un platane séculaire, la cour des
malades du monastère hospitalier Notre-Dame à la Rose longe la chapelle baroque, la
grande salle des malades et le jardin conventuel.
La galerie à colonnade surmontée de neuf arcades, datant de 1773, sert d'entrée au
Bâtiment des Espagnols, ainsi appelé en souvenir des nombreux soldats étrangers qui
furent soignés dan l'hôpital au cours des guerres du 17ème siècle.
L'étage et les deux avant-corps du bâtiment datent toutefois de 1832.
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Durant les guerres menées par Louis XIV, l'Hôtel-Dieu accueillera les divers
belligérants de passage.
En 1745, les trois principaux acteurs de la Bataille de Fontenoy et leur suite vont se
succéder à quelques jours d'intervalle :
Le Duc de Cumberland s'impose du 16 mai au 30 juin, le Prince de Waldecq le remplace
jusqu'au 3 juillet, tandis que le Maréchal de Saxe arrive le 5 juillet.
L'église Saint-Pierre
| L'édifice actuel repose encore en partie sur
les fondations des murs dressés dès le 11ème siècle. De cette époque date la base de
la tour et du clocher. |
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De l'édifice roman du 12ème siècle, il ne reste que les murs hauts de la nef,
percés de douze fenêtres, et les pignons.
Les chapelles latérales ont été dressées au cours des siècles suivants, à
l'initiative des différentes corporations de la ville, afin d'honorer leur patron
tutélaire, dont l'éffigie était portée lors des 3 grandes processions
(Saint-Sacrement, Dédicace de Saint-Pierre ou Ducasse et Festin).
Il ne reste quasiment rien du mobilier du 16ème et 17ème siècles, qui brûla, ainsi que
les toitures, suite aux bombardements allemands du 11 mai 1940, mis à part un splendide
aigle-lutrin daté de 1647 et quleques pièces d'orfèvrerie.
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Le choeur actuel, datant de 1356, a remplacé
le choeur à chevet plat édifié au 12ème siècle.
Il comporte deux travées rectangulaires et un chevet pentagonal. Les voûtes sont
supportées par de fines colonnettes, dont les clefs représentent l'Agneau Pascal
(chevet) et des roses (traverses)
Les meneaux des neuf fenêtres ont été refaits sur le modèle du 14ème siècle. |
Les chapelles polygonales situées de part et
d'autre du porche d'entrée sont dédiées à la Sainte Trinité et à Saint Barbe.
Elles ont été édifiées respectivement en 1432 et 1473. C'est dans la seconde, située
à gauche, que se déroule la Mise au Tombeau rituelle du Vendredi-Saint, après la
Procession des Pénitents. |
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La chapelle de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose
Dédiée à Saint-Eloi et à Sainte Ursule, l'église conventuelle a
été rebâtie entre 1667 et 1711.
Le bâtiment renferme un mobilier baroque confectionné en majeure partie vers 1735, à
l'exception des autels latéraux, dédiés à la Vierge et à Saint-Joseph, et du banc de
communion, placés à la fin du 19ème siècle.
L'antépendium du maître-autel, en bois stucqué et peint comporte ume remarquable
moulure de cuivre et d'argent.
Quatre colonnes encadrent une Assomption de la Vierge, et supportent un couronnement
représentant une allégorie des trois vertus théologales : Foi, Espérance et Charité,
cette dernière empruntant les traits de Saint-Augustin.
L'édifice a conservé son confessionnal de style Louis XV ainsi que ses dix-huit stalles
de style Louis XIV, correspondant au nombre des religieuses attachées à l'hôpital à
partir du 15ème siècle.
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Le Parvis Saint-Pierre
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Derrière le chevet de l'église est
entreposée une collection de pierres tumulaires, datées du 16ème au 18ème siècles,
dos au mur du jardon monacal, édifié en 1789. |
La Place Alix de Rosoit
Mieux connue dans la ville sous le nom de "Placette", elle
rappelle le nom de la fondatrice de l'Hôpital Notre-Dame.
Originaire de la Thiérache, dans le Nord de la France, elle avait épousé, en 1227,
Arnould IV d'Audenarde, Grand Bailli de Flandre, qui était également seigneur de
Lessines, Flobecq et d'autres lieux.
Exécutant les dernières volontés de son mari, mort en 1242, elle achète à Lessines
divers immeubles situés le long de la Dendre, au lieu dit Monciel, afin de faire élever
les constructions nécessaires à la fondation d'un hôpital pour les pauvres.
En 1246, son projet est ratifié par son fils Jean en sa qualité de seigneur foncier.
L'année suivante, l'acte de fondation est approuvé par l'évêque de Cambrai.
Composée de jeunes filles d'origine noble, cette congrégation reçoit pour mission de
prier pour la fondatrice et sa famille ainsi que de soigner les malades indigents.
Le Pape Innocent IV, donne également son approbation à l'institution par une bulle de
1250 et lui confère divers privilèges et immunités.
Dès lors, la fondation se voit affranchie de l'autorité paroissiale et sous-traite à la
juridiction des échevins de la ville.
Alix meurt en 1265.
Une légende, vraisemblablement apparue vers la fin du 19ème siècle explique
l'appellation d'Hôpital Notre-Dame à la Rose.
A l'origine, le blason de la famille de Rosoit aurait été orné de quatre roses; Alix en
aurait dédiée une à Notre-Dame, sous la protection de laquelle elle avait placé sa
fondation, de sorte que, désormais, son blason ne compterait plus que trois roses.
Les bâtiments originaux ont été progressivement agrandis et reconstruits entre
1517et 1713 selon les styles gothique et renaissance, utilisés conjointement, de manière
à former un vaste quadrilatère qui s'articule autour d'un cloître ogival, édifié
entre 1619 et 1622, et éclairé par une trentaine de fenêtres.
Le portail d'entrée de la façade principale, édifiée en 1664, qui donne sur la Place
Alix de Rosoit, est sculptée de fleurs, de fruits et d'arabesques et surmonté d'une
niche en forme de coquille, qui abrite une belle madone en pierre.
C'est en 1980 seulement que les derniers pensionnaires ont quitté la grande salle des
malades pour rejoindre les nouveaux bâtiments du CPAS.
Ensuite, les toitures furent restaurées intégralement et les fondations consolidées,
dans l'attente d'une indispensable restauration des façades (en cours).
De nombreuses salles abritent actuellement un musée particulièrement vivant qui
constitue un ensemble d'une richesse exceptionnelle, regroupant les collections d'art
ancien et histoire de la pharmacie depuis le 13ème siècle.
Adresses utiles :
Le syndicat d'initiative de Lessines
Les disques :
Depuis 1999, Francis Vauban, chanteur local a composé 2 disques sur Sébastien de
Tramasure, au profil des associations du cortège. Le cd 2000 est en vente chez
Miss Tigri sur la Grand-Place
de Lessines.
Nous reproduisons ici les pochettes ainsi que les paroles de ces chansons.
CD 1999 |
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Oyez, Oyez, bonnes gens
Nous sommes en l'an 1583, Lessines
est au coeur de la terre de débats.
Brasseries, draps et toiles, commerces florissants, attisent la convoitise d'armées de
mécréants.
Venus de la Hollande, d'Angleterre et d'ailleurs, ils pillent, sillonnent les campagnes,
sèment la terreur.
Une menace plane, ma ville est gardée jour et nuit, prions Notre-Dame de la Porte d'Ogy.
L'assaut nous est donné, sous une pluie de pierres, de flèches enflammées, de javelots
fendant l'air.
Tandis que nos piquiers frappent d'estoc et de taille, mains et têtes qui apparaissent
aux murailles.
Le chef des gardes est Sébastien de Tramasure, intelligent et pieux, vaillant, fière
allure,
Sur sa jument blanche, il va, partout à la fois, soutenant l'énergie, la confiance des
soldats ...
Oyez, oyez, oyez, bonnes gens. Cette
histoire est celle de ma cité
Ménestrels et troubadours, par-delà châteaux et cours, sans se lasser vont sans cesse
la conter.
Les cris des assaillants, les plaintes des mourants, pauvre de ma
ville, à feu et à sang.
Soudain que se passe-t'il, à une porte d'entrée? La Sainte Vierge apparaît dans un halo
doré.
De Tramasure s'arrête, puis inspiré, fait sonner le rappel général, le sus à
l'ennemi.
Et les portes s'ouvrir, pont-levis s'abaisser, les Lessinois s'élancent, de la peur
faisant fi.
Frappez, lancez, tirez, ils les font reculer. Stupéfaits sont ces bandits du courage de
mes amis.
Pour eux c'est la défaite, ils fuient, jettent les armes. Ils battent en retraite, voici
venir la fin du drame.
A l'église, Tramasure, au pied de Notre-Dame, dépose son épée, toute la foule
l'acclame.
Puis ce fut le festin, buvez, chantez, mes braves, la délivrance a sonné, rompez vos
entraves.
Oyez, oyez, oyez, bonnes gens. Cette
histoire est celle de ma cité
Ménestrels et troubadours, par-delà châteaux et cours, sans se lasser vont sans cesse
la conter.
CD 2000 |
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Bien l'bonjour à vous, gentes dames, bons messieurs
Par la barbe de St. Estèphe, par les
moustaches de St. Emilion,
Si je tenais ce sorcier félon et son imbuvable potion.
Qui m'a fait quitter mon époque,
Ma douce amie, mes vaches, mes coqs.
Et me voici en l'an 2000, qu'est devenue ma ville
Et me voici en l'an 2000, qu'est devenue ma ville.
Bien l'bonjour à
vous, gentes dames, bons messieurs
De vous rencontrer vous m'en voyez ravi
Que se passe-t'il, dites moi chers amis ?
Suis-je dans un rêve, suis-je ailleurs, suis-je ici ?
Où sont donc passés mes remparts,
Du haut desquels j'ai chassé l'ennemi.
Vais-je retrouver les fossés qui bordaient la Porte d'Ogy.
Tous ces commerces florissants : draps et toiles, nombreux marchands
Dieu merci, Notre-Dame-à-la-Rose, contre vents et marées s'impose.
Toi la gloire de notre cité, tu brilleras pour l'éternité.
Bien l'bonjour à
vous, gentes dames, bons messieurs
De vous rencontrer vous m'en voyez ravi
Que se passe-t'il, dites moi chers amis ?
Suis-je dans un rêve, suis-je ailleurs, suis-je ici ?
Belles dames aux courts jupons qui sentent diablement bon,
Vin, nourriture à foison, festins, musique, chansons.
Vais-je pouvoir oublier cela ? M'en retourner là-bas.
Quitter tous ces nouveaux amis qui m'honorent aujourd'hui.
Bien l'bonjour à vous,
gentes dames, bons messieurs
De vous rencontrer vous m'en voyez ravi
Que se passe-t'il, dites moi chers amis ?
Suis-je dans un rêve, suis-je ailleurs, suis-je ici ?
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