l'architecte Michel Roux-Spitz
Michel Roux-Spitz (1888-1957) est un architecte français originaire de Lyon; lauréat du Prix de Rome en 1920, il s'installe à Paris à son retour de la Villa Medicis; avec le 14 de la rue Guynemer, il développe le bow-window à trois pans et la fenêtre ronde en contrepoint qu'il applique à de nombreuses
reprises. Il assure par ailleurs de nombreuses fonctions officielles: architecte en chef des bâtiments civils, architecte en chef de la Bibliothèque Nationale dont il réaménage l'intérieur, architecte de la Poste... Après la guerre, il est chargé de la reconstruction de la ville de Nantes.
immeubles parisiens d'habitation
Deux de ces immeubles sont d'ailleurs protégés par une inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques: le 3 rue de la Cité Universitaire et le 14 rue Guynemer. Il faut également mentionner les immeubles (non photographiés) du 14 boulevard Suchet et du 29bis rue de Montevideo à Paris, du 45 boulevard Inkermann à Neuilly.
immeubles industriels
auxquels il faut ajouter les bureaux de Poste de la place de la Bourse (dont l'intérieur a malheureusement été détruit fin des années 70) et du 140 boulevard du Montparnasse à Paris, de Lyon et de Nantes.
immeubles dans le style Roux-Spitz
mais il y en a sûrement bien d'autres.
les chats
Divinisés dans l'Egypte des Pharaons (ils protégeaient les réserves de grain contre les rongeurs), les chats ont souvent été associés aux sorcières pendant le Moyen Age et pourchassés car on leur prêtait des pouvoirs occultes; ils étaient accusés de véhiculer la peste (en fait, c'était les puces dont certains devaient être infestés qui véhiculait la maladie mais la science de l'époque l'ignorait);un chat noir
était signe de malheur. Encore aujourd'hui, ils ont
leurs détracteurs; peut-être est-ce dû à leur goût d'indépendance qui fait qu'ils ne se montrent que quand ils veulent et où
ils veulent. Toujours est-il qu'ils sont assez rares sur les façades parisiennes. Mais en cherchant bien, on finit par en voir quelques uns, plutôt chats de gouttière que chats de race, souvent solitaires, toujours énigmatiques:
l'érotisme sur les façades
que l’on découvre là où on l’attend le moins :
276 boulevard Raspail sur la façade d’un immeuble bourgeois de 1905 (à une époque
où dévoiler une cheville pour une femme était considéré comme particulièrement
osé !) : sur le premier des trois médaillons représentant les âges de la vie, un homme torse nu étreint une jeune femme qui s’ abandonne au
plaisir, la poitrine découverte. Il est vrai que c'est pour la bonne cause puisque le médaillon suivant représente le couple avec un enfant. (voir galerie Détails). Moins explicite, la bacchanale du 68 rue Dutot date des années 25/30 et celle du 26 avenue Montaigne de 1936; la femme du 50 rue Falguière, quant à elle, bien que nue et de la même époque, paraît bien sage; et
le baiser de l'avenue de Saint Mandé est
bien chaste.
les mesures et leurs instruments
les cadrans solaires: il en existe une centaine dans tout Paris; pendant très longtemps, ils ont constitué, avec les cloches des églises, le seul moyen pour la population de savoir l'heure. L'un des plus récents: celui de la rue Saint Jacques par Salvador Dali; l'un des plus sophistiqués: celui de la rue de Vaugirard avec les lignes des solstices et de l'équinoxe.
les méridiennes: lignes tracées au sol pour matérialiser le méridien de Paris; parmi les plus célèbres, celle qui traverse la salle Cassini de l'Observatoire de Paris, celle de l'église Saint Sulpice, celle tracée en 1994 pour le bicentenaire d'Arago par les médaillons à son nom, celle (légèrement décalée) formé par l'alignement de la mire du nord à Montmartre, l'Observatoire et la mire du sud dans le parc de Montsouris, celle de la méridienne verte de Dunkerque à Perpignan et marquée par des bornes (boulevard Jourdan, avenue de l'Observatoire...). Ce n'est qu'en octobre 1884 à la conférence de Washington que le méridien de Paris fut abandonné comme méridien zéro au profit de celui de Greenwich.
Les horloges publiques: elles se sont multipliées au XIXème siècle avec le développement des chemins de fer et de l'industrie alors que les montres restaient des objets de prix sinon de luxe: d'abord mécaniques puis électriques, de nombreux édifices publics en furent équipés, gares, mairies mais aussi carrefours, le téléphone (qui depuis le 14 février 1933 donnait accès à l'horloge parlante: ODEon 84 00 sur lequel une voix récitait "au quatrième top, il sera exactement..."; l'horloge parlante est aujourd'hui accessible par le 3699) et aujourd'hui sur les panneaux d'information. Enfin les horloges compressées par le sculpteur César devant la gare Saint Lazare ont stoppé la course du temps et à l'exactitude.
les distances: c'est en 1790 que la Constituante décida de remplacer toutes les mesures de l'Ancien Régime par un système unique, simple et cohérent: le système métrique; la définition du mètre fut fixée par la Convention le 7 avril 1795 (elle a depuis été changée pour plus de précision) et un certain nombre de mètres étalon furent installés dans Paris pour familiariser les habitants avec le nouveau système. Il en reste 2, l'un à son emplacement d'origine rue de Vaugirard et l'autre place Vendôme à l'entrée du ministère de la Justice.
Sur le parvis de Notre-Dame, une étoile incrustée dans le sol marque le point zéro à partir duquel sont mesurées les distances des routes de France.
divers: il reste encore quelques témoignages de la crue de 1910 et un immeuble de la rue d'Assas rappelle qu'avec son pendule le physicien Léon Foucault mit en évidence la rotation de la terre.
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