En hébreu, KA.DOCH signifie sacré et, en
reflet, prostituée.
C´est une particularité de la langue hébraïque que le signifiant
puisse avoir deux signifiés diamétralement opposés.
Comment expliquer cette évolution du sens premier ?
KA désigne
l´âme divine et cette racine appartient aux langues indo-européennes.
Nous assistons ici à une dégénérescence due à
l´usage que les hommes ont fait de ce mot.
D´abord d´un emploi
limité, sinon unique, il a été galvaudé, vulgarisé,
méprisé et avili.
Avili comme une prostituée qui fait commerce de
son corps. Il est dommage que ce mot ait perdu son sens divin.
La racine RA.MAH signifie la hauteur, un lien élevé et, par suite,
puissant, mais aussi pourriture, rampant, ver de terre.
Nous constatons là encore la même dualité, la même contradiction.
Or, ce mot est constitué de deux mantras sacrés RA et MA,
destinés aux seuls prêtres et réservés à DIEU.
Qu´est-il advenu de ces deux racines ?
Les hommes en ont fait mauvais usage, se
réservant, pour eux, le pouvoir qui émanait de ces mots-clefs : Usant de la
puissance qu´ils leur conféraient, ils ont réduit ces mots sacrés à
l´état abject et dérisoire de pourriture et de déchets.
RA, DIEU, devient pour les Hébreux Ve : RA, le mal, alors que ce
phonème reproduisait le râle du mourant, le passage d´un état
à un autre et que RA, Dieu Soleil, symbolisait le réceptacle du dernier souffle
par lequel s´exhalait l´âme.
MA a subi le même sort.
On le retrouve dans toutes les langues
d´origine indo-européenne : possessif, il désigne ce qui nous appartient
en propre, qu´on revendique et l´enfant, d´instinct, le prononce à la vue
du visage maternel.
Connus, utilisés, ils apparaissent dans des sigles publicitaires, dans les désignations
d´organismes et de sectes, dans les noms des Dieux.
AR.OM est composé, lui aussi de deux mantras : AR et OM.
Il signifie nu et dans le sens deuxième, rusé, fier.
AR est l´inverse de RA, le mal, et OM est un mantra d´appel :
AUM des religions orientales.
La nudité qu´il évoque est celle de celui qui est près de DIEU;
dépouillé de tout orgueil. Mais, il devient ruse, fierté pour justifier
l´homme civilisé, l´homme intégré dans la société
de consommation qu´est la nôtre.
Dans le mot A.OR qui désigne la Lumière, nous avons, soudé à
alep, le mantra OR.
A la lumière est associé le symbole de l´or,
du veau d´or et le Dieu Lumière retentit des échos d´espèces
sonnantes et trébuchantes...
A et OR, en hébreu, vaut 9, alors qu´en réalité la
somme de ces lettres est égale à dix : 1 + 70 + 200 = 271 soit 2 + 7 + 1 = 10
= IOD, principe premier.
La lettre ALEP, signifie prince, premier, roi, mais elle désigne aussi le gros
bétail, appellation péjorative.
Nous avons là, encore, vulgarisation
du symbolisme d´Apis, le taureau qui représentait le Dieu de l´époque.
La lettre Alep, redressée, représente en réalité le signe zodiacal
de l´ère du taureau et non le gros bétail en général.
C´est venu, par suite d´une décadence du langage, des traditions et de la
Connaissance.
Quant au tétragramme I.A.V.E. il fait apparaître IOD
et EVE.
EVE signifie souffrance, infortune, injustice. Ce mot nous fait comprendre que, sans
DIEU, l´homme est livré à lui-même, à la
désespérance et c´est la lettre E qui symbolise l´homme.
En faisant de I.EVE, le Dieu absolu, DIEU du Cosmos, on a faussé le sens premier
et l´on comprend mal que dans la conception du Divin puissent s´intégrer
les lettres d´EVE, chargées d´injustice et de souffrance.
C´est le Dieu d´un peuple et non le DIEU Universel.
ADAM, ADM qui, pour les Hébreux, vaut 9, doit en réalité
se prononcer ADA.AM dont le total des lettres est égal à 10, IOD,
égal à DIEU.
1 + 4 + 1 + 40 = 46, soit 4 + 6 = 10.
IOD, lumière créa ADA.AM. C´est par l´étincelle
divine qu´ADAM sortit des limbes et fut créé.
Devenu ADA.AM, il
est aussi la représentation de IOD, principe premier.
Les lettres d´EVE ont la valeur suivante : 5 + 6 + 5 = 16 soit 6 + 1 = 7.
Ainsi, en unissant ADA.AM, IOD à EVE, on obtient I.EVE et le
tétragramme suivant peut se lire ainsi :

Et l´on voit que dans l´axe vertical, nous avons :
16, soit 1 + 6 = 7, qui peut s´interpréter ainsi :
Dieu = 10, l´homme primitif = 6 et le total égale 7.
Horizontalement, le même nombre apparaît .
IOD est partagé en deux, deux fois E = 5 + 5.
TO ou TU du mantra TO se traduit par le bien.
RA, VeRA du mantra RA veut dire le mal.
D´où est issu le mot ThO.RA, livre de la loi Mosaïque, livre
sacré des Hébreux, curieusement composé des racines TO et RA.
C´est le livre du Bien et du Mal suivant l´interprétation qu´on
lui prête. La loi divine sacralisée est devenue loi humaine, tristement
utilitaire.
Du Divin on est allé à l´homme, du Bien on est
passé au Mal qui nous représente.
Il est aussi intéressant de remarquer que dans ThO.RA, l´on retrouve la
racine ORA qui incite à la prière.
Le Dieu primitif était ADA.AM, premier Homme-Dieu, Principe Premier auquel une
autre mythologie donne le nom de SAT.URNE.
Ce Dieu premier, devenu reflet des hommes, fut adoré sous la forme du veau d´or
et SAT.URNE disparut pour céder la place à SATAN.
C´était le lent aboutissement de l´histoire des hommes, de l´histoire
de l´humanité telle que nous la vivons.
L´hominien humanisé, c´est ADA.AM + EVE, c´est IOD +
EVE, futur esclave de lui-même, prisonnier de ses désirs qu´il a érigé
en idole, son égrégore, c´est-à-dire : SATAN.
HAR ou AR signifie fosse, trou.
MATh ou MAT, signifie la mort, l´arrêt.
(Matar veut dire tuer en espagnol.)
La Kabbale hébraïque annonce comme LETTRES MERES : ALEP, MEN et SHIN.
Tous les ouvrages relatifs à cette Kabbale font référence aux
mêmes lettres.
Or ASHAM, veut dire faute, péché et MASSA, fardeau.
Dans ces mots, en des compositions diverses, apparaissent les lettres mères de la
kabbale hébraïque.
On a quelques difficultés à admettre que les LETTRES SACREES soient
placées sous le signe de la culpabilité, de la calamité.
Les hébreux n´étaient pas sans connaître les LETTRES MERES de la
Kabbale primitive, originelle, la Kabbale araméenne :
ALEP, SAMECH, THAU.
Mais, c´est
librement qu´ils les ont abandonnées pour choisir celles qui symbolisaient la
malédiction de JEREMIE.
On ne peut comprendre ce choix que dans ce contexte.
N´oublions pas que Kabbale est composé de :
Elle ne peut représenter que le Savoir de DIEU et rien d´autre.
Pour cela, il faut la dépouiller de symboles religieux, traditions particulières
à un culte : il faut renoncer à la Kabbale hébraïque qui appartient
en propre à un peuple et revenir à la Kabbale araméenne.
ALEPH, désigne DIEU, maître de l´Absolu.
SAMECH, représente l´Univers en marche, la Vie, et, de son graphisme
primitif, l´écriture carrée, il a été choisi comme symbole
des princes de l´Eglise.
THAU, c´est l´oméga, la fin du cycle.
Les compositions que permettent ces trois lettres ont toujours trait au Divin, à la
spiritualité.
SAT, Dieu a formé SAT-URNE, Dieu de l´esprit, de valeur :
38 = 3 + 8 = 11.
SATTWA, en sanscrit, désigne le Ciel.
AST, c´est l´être et ASTO, le protecteur.
ASTAROTH et ASTARTE sont les déesses du Ciel chez peuples
sémitiques.
Les ASTres, l´ASTral, STellA, l´étoile des
latins et STAr des peuples anglo-saxons, sont restés fidèles à
la tradition première.
Pour une recherche spirituelle, pour l´approche du Divin, ce sont les trois LETTRES
de la Kabbale araméenne et non celles de la Kabbale hébraïque qu´il
faut connaître et vénérer.