Il est indéniable qu´à l´ère
de l´ordinateur l´on est à même de retrouver, voire de recomposer
les maîtres mots, les mots-clés du langage originel, pour les utiliser à
des fins personnelles, politiques ou religieuses, ou plus simplement économiques et
publicitaires.
Les techniques nouvelles, au service de tout, accélèrent de plus en plus le
processus.
Cette recherche des mots et des symboles n´a jamais été
abandonnée au cours des siècles, mais connaît à présent,
un élan nouveau et des fins nouvelles, dans les sociétés de consommation
que sont les nôtres et où tous les moyens sont bons pour créer des
besoins et inciter les gens à les satisfaire.
A la suite de sondages, d´observations méthodiques, on a gavé
d´informations sériées l´ordinateur qui a restitué certains
mots-clés, les mantras divins, nés d´associations,
reconstitués par le clavier électronique à partir de lettres, de
couleurs, que l´inconscient collectif porte en lui, à son insu.
Au commencement était le Verbe... Mots qui frappent, résonnent et créent.
De tout temps, l´utilisation des Mantras a été faite à des fins
religieuses, selon les besoins, les circonstances du moment, mais toujours à
l´insu des fidèles que l´on voulait conditionner et maintenir dans une
croyance et un culte.
Connu des seuls prêtres, issu de la Loi divine, ce savoir libérateur a fini par
devenir une entité mauvaise par la vulgarisation que l´on en a fait, par
l´intention dont a procédé son usage.
On les a utilisés
parfois pour le Bien, mais surtout pour le Mal, sous le couvert de prières,
d´invocations, d´incantations qui, récitées, psalmodiées
sous les voûtes des cathédrales ou des temples, ont assuré le triomphe
de certaines religions.
Connus des sociétés secrètes, de mouvements se disant détenteurs
d´un savoir, ces mots sont toujours utilisés à l´heure actuelle
à l´insu des adhérents, dans le seul but de les maintenir sous la
tutelle de ceux qui les exploitent : Asservissement politique ou religieux sous
l´égide de faux prophètes que les temps actuels, la soif d´inconnu
ou un sentiment de culpabilité mettent à notre disposition., maîtres
orientaux, asiatiques...
Dans le domaine politique, un homme comme MAO par magie, a pu faire croire à la
multitude chinoise en une image divinisée, la sienne, par le truchement du
mantra composé de :Men, Alep, Waw, ou, dans un autre alphabet :
Mu, Alpha, Oméga.
De la mort de l´infini, à Dieu.
Cycle tournant du Zodiaque.
De la lettre M, symbole du verseau, urnifère,
à l´oméga, signe de l´ère du lion, l´on quitte l´âge d´or,
le règne d´Osiris, pour aller à l´âge de la civilisation,
l´ère de Seth.
Le travail, le profit, en un mot, le conditionnement, ont
pour point de départ l´Alpha et voient leur accomplissement en notre cycle de
matérialisme et de socialisation propres aux temps modernes.
M.A.O. Celui qui parcourt le demi-cercle dans le sens de la swastika utilise des
moyens surnaturels et combien édifiants !

Hitler s´est approprié les lettres sacrées de l´alphabet runique.
Sans le double signe du S rune qu´arboraient les Waffen-SS et la croix gammée,
il n´aurait rien été.

Quand, actuellement, un gourou nommé MAHARISHI maître du mouvement de
la Méditation Transcendale, incorpore dans son propre nom une succession de mantras -
et que ces mantras sont dispensés aux adeptes pour accéder à la
méditation - on assiste à un conditionnement sans exemple.
Les mantras
sont MA - RI - HA - SHI. En intervertissant lettres et syllabes, l´on retrouve
MARIA - HIS !
Il n´est pas de religion qui n´utilise les mantras.
Donc, MA - HA - RI - SHI peut faire méditer ses fidèles sur le mantra
suivant : SHI - ING - A, à noter que ING - A est l´inversion de
AGNI, dieu du feu des Hindous.
Dans le mot KRISHNA, l´on retrouve les mots RI - ISH - NA,
équivalent de MA.
Même le mot anglais MOON, choisi par un
Coréen, pour regrouper ses fanatiques est formé de MO,
c´est-à-dire OM, et de NO.
Les sociétés qui utilisent dans leur sigle AM - OR, soit AMOR
agrémenté d´une consonne finale pour rendre l´ensemble plus anodin, font de
même, agissent dans le même but.
C´est l´usurpation des mots
divins à des fins bassement utilitaires.