- Dans l´auriculothérapie, on se base sur le fait que chaque partie du corps a
un correspondant au niveau de l´oreille externe : c´est, en quelque sorte, une
acupuncture limitée à l´oreille, mais toujours destinée à
soigner le corps entier.
On pique tel ou tel point et c´est le foie ou l´estomac qui sont
influencés... en bien ou en mal.
Les curieux pourront trouver au niveau du nez les mêmes points que ceux existant au
niveau de l´oreille !
Ils les retrouveront encore au niveau des pieds, mains, lèvres, langue, organes
génitaux externes, en définitive, au niveau de tous les endroits sensibles du
corps.
Ils observeront qu´en piquant ces points, ils obtiendront les mêmes
résultats que ceux obtenus par l´auriculothérapie.
Les organes ont leur correspondance ou leur miroir au niveau d´endroits sensibles et
superficiels ; c´est ce que l´on redécouvre, aujourd´hui,
partiellement.
- Le nez, la langue, sont les miroirs des différents organes intervenant dans la
digestion (estomac, duodénum, intestin, différentes glandes) : on
observe ainsi que certaines atteintes des glandes digestives, ou du tube digestif se
manifestent par l´existence de nausées occasionnées par des odeurs,
(enregistrées par le nez) ou par certaines saveurs (enregistrées
par la bouche).
- L´œil et l´oreille sont les miroirs du système nerveux central.
- Les mains, les pieds (toucher) sont le reflet de l´ossature.
Le problème, actuellement, c´est que l´on soigne un
organe en se cantonnant à la stimulation d´un seul de ces miroirs, ne
connaissant pas l´existence et la localisation des autres.
Or, un seul des différents miroirs correspondant à un organe ne traduira
qu´une partie de la réalité de cet organe.
Nous trouvons là,
l´origine des défaillances de ces méthodes thérapeutiques.
En effet, pour traiter un mal, un organe en souffrance, une action thérapeutique ne
sera valable que si la totalité des miroirs est systématiquement
considéré.
Prenons un exemple : considérons une chaîne composée de plusieurs
maillons totalement usés. En ne changeant qu´un
petit nombre de maillons de celle-ci, la chaîne entière sera plus solide,
certes, mais il restera encore un grand nombre de maillons à remplacer pour
qu´elle soit opérationelle.
Imaginons que cette chaîne représente un organe, le foie par exemple.
On comprend très bien qu´en agissant uniquement au niveau de l´oreille,
(un, parmi les nombreux miroirs de cet organe), l´auriculothérapeute
sera loin d´avoir soigné la totalité de celui-ci : (on aura
simplement changé quelques maillons de la chaîne).
On constatera une amélioration, certes, voire même une totale guérison,
(le foie n´étant que partiellement malade, ou le traitement ayant
amené l´organe à réagir en totalité) mais, ces
guérisons totales seront rares et ne signifient, en fait, rien de
reproductible.
Le problème reste donc de savoir pourquoi on a eu une amélioration ou un
échec, et pourquoi on obtient des résultats sur un organe en agissant sur
des parties du corps qui semblent n´avoir que de très vagues rapports avec
lui.
- L´acupuncture chinoise avait une connaissance plus complète. Les acupuncteurs chinois, en effet,
piquaient plusieurs endroits de la chaîne constituée par les différents
miroirs d´un même organe : tout ceci est très bien, mais si dans cette
chaîne un point étant positif (c´est-à-dire correct) on le
pique, on court le risque de le rendre négatif; la meilleure illustration en est la
suivante : par excitation de tous les points correspondant à un organe, on obtient
un résultat nul (aucun effet sur l´organe). On a retiré à
un point ce que l´on a donné à un autre.
De tout cela il résulte un risque : on peut non seulement aggraver le mal, mais
encore créer un mal nouveau. En effet, si l´on pique tous les points
correspondants à un organe, on court-circuite celui-ci : heureusement que les points
d´acupuncture connus ne représentent que cinquante pour-cent des points miroirs
des différents organes .... On arriverait sinon à des accidents sérieux,
voire même mortels.
Cette mise en garde n´est pas une destruction systématique de cette
thérapeutique très ancienne, très avancée dans ses principes,
simplement, il faut considérer qu´à travers ce moyen
thérapeutique c´est l´homme qui est en jeu, non une quille !
Il faut donc savoir ce que l´on fait et pourquoi on le fait.