Il est écrit dans la Bible : "Quand Adam eut goûté au fruit de la
connaissance, il se regarda et vit sa nudité, il se cacha.
Dieu lui demanda,
pourquoi il se cachait et Adaam répondit : Parce que je suis nu.
Dieu comprit qu´il avait goûté au fruit de la Connaissance et Adam fut
chassé du Paradis."
Pour un Alchimiste, pour un adepte, l´important est de savoir lire, toute parole,
toute phrase, toute anecdote à son endroit et son envers et l´envers vaut
l´endroit.
" Adam vit qu´il était nu et se cacha."
Quel peut être le sens de cette phrase ?
Adaam, alors, n´est qu´un morceau de cette glèbe qu´il foule, il
fait corps avec elle, ébauche, aveugle, tantôt gibier, tantôt chasseur.
Dans ce monde qu´il affronte et qu´il découvre, il n´avait pas pris
conscience de sa " nudité ", de sa pauvreté, de
l´extraordinaire misère des charognards qu´ils étaient, lui et sa
horde.
Il fallut " l´étincelle divine "pour qu´il vit ce
qu´il était, pour que se dévoilât sa condidition.
Ce
n´est donc pas une malédiction, mais une grâce qu´ADAAM
reçut, et la grâce suprême.
Seul sur Terre à être
touché par l´étincelle divine, il était l´unique
représentation de Dieu.
Principe Premier, IOD de la Terre.
" Au Commencement était le Verbe. "
Création par la Parole.
Il prit femme, parmi les hominiens et par la force des mots, il créa EVE.
IOD et EVE = I-EVE été né
SAT et URNE, anagramme de RUNE, était né de URNIFERE qui désigne VERSEAU.
C´était l´ère du VERSEAU.
La descendance d´Adam était assurée, les Hommes-Dieux.
Plus loin, la Bible énonce:
" Tu ne coucheras pas avec les bêtes; Si un homme ou une femme est pris en train
de s´accoupler avec une bête, l´homme et la bête seront mis à
mort. "
Que faut-il entendre par " bête "
Un bouc, un âne ? Non point, mais les hominiens, êtres primitifs non issu de
la descendance d´ADAAM.
Les "bêtes" de la Bible, ces êtres
primitifs non éclairés par DIEU, réduits encore à leur
état premier et qu´il fallait initier, auxquels il fallait communiquer la
connaissance pour leur permettre d´être des Hommes.
D´après la légende, Cronos-Saturne dévorait ses enfants pour
rester Dieu.
Les Hommes-Dieux, issus d´Adaam ont détrôné leur
père, se sont partagés ses pouvoirs et sa connaissance qu´ils ont
dispersés et réduits par leur multiplication désordonnée.
Oublieux de leur passé, ignorants de la tradition perdue, ils se sont donnés
de faux-Dieux, et ont divinisé leur propre égrégore.
Au fil des ères, de nouveaux Dieux créés à l´image de
l´homme vont apparaître, vénérés, adorés, complices
de ces mêmes hommes dont ils sont le reflet.
A l´ère du taureau, c´est le dieu Apis, puis vint Bacchus.
A l´ère da bélier, Pan, le chèvre-pied, le dieu cornu
défraya la chronique et provoqua l´énorme rire des hommes qui se
reconnaissaient en lui.
A l´ère des Poissons, ce fut Satan que l´homme s´était
donné, mais qu´il ne voulut pas reconnaître pour tel, effrayés par
l´image trop réelle qu´il leur renvoyait.
Tous les vices de l´humanité s´incarnaient en lui, on en fît le principe
du Mal et l´homme désavoua ce Dieu, son double pour le mettre aux Enfers.
Bouc émissaire docile, il endossa tous les méfaits qu´il était sencé
inspirer, il incarna la tentation qui nous habite.
Aux porches des cathédrales, dans l´ombre des pilliers, le Dieu cornu, aux pieds de
bouc, grimace un sourire de pierre à ses semblables, à ses frères qui
refusent de se reconnaître.
Dans une autre mythologie, nous retrouvons le même symbole : La religion
égyptienne évoque la mort du Dieu Osiris que tua Seth.
L´ayant découpé en morceaux, il éparpilla son corps aux quatre
vents et la Terre devint stérile.
Il faut donner à ce mot un sens spirituel, la Terre se couvrît de
récoltes, comme de par le passé - Seth est un dieu agraire - mais la
quête de la connaissance avait cessé.
La légende dit aussi, qu´Isis, mère des dieux, devant ce malheur qui
frappait les hommes, rechercha, un à un, les morceaux d´Osiris pour les
rassembler et redonner Vie au Dieu mort.
L´homme du XXème siècle, ignorant des mythes anciens,
oublieux de la Connaissance, ne cherche pas à rassembler les parcelles divines
éparses, pour adorer, en toute quiétude, son égrégore,
toujours la même en dépit des noms qui changent et des ères qui se
succèdent.
Saura-t-il, un jour, partir à la quête de ce qu´il a été,
rassembler les parcelles perdues et recréer son Vrai Dieu. ?

