Pour laisser un message destiné
au futur, message qui était en fait la transmission d´une connaissance
spirituelle, ceux qui détenaient le Savoir eurent deux possibilités :
- les hiéroglyphes ou
- l´écriture symbolique.
Les hiéroglyphes, du grec hiéros : sacré et glyphos :
caractères, écriture sacrée ont été utilisés en
Chine, dans certaines régions d´Amérique du Sud et en Egypte.
Mais, si les deux premiers ont eu une diffusion limitée, les idéogrammes
égyptiens se sont étendus, donnant naissance aux lettres que nous utilisons.
Les 3.000 caractères connus étaient utilisés par le peuple à
des fins de commerce, récits historiques ou même pour les préoccupations
religieuses, écriture sacrée d´un premier niveau, divulguée, connue de tous.
L´écriture symbolique utilisée pour la transmission de la connaissance
spirituelle est basée sur un alphabet sacré et secret, connu seulement des
initiés.
Message de la création, elle représente un des moyens pour l´homme
d´accéder aux mystères divins et a permis de créer un langage
universel réservé au sacré, langage composé d´un nombre
limité de mots mais de grande valeur symbolique.
Ces lettres ont une importance par leur forme, leur valeur numérique, leur
phonétique, leur vibration propre et même par la place qu´occupent les
lettres dans un mot.
Chaque lettre, chaque mot a un mouvement du corps qui lui correspond et c´est ce
principe qu´a utilisé le yoga et que certaines sectes occidentales ont repris
dans leurs rituels.
Les caractères n´étaient pas gravés dans la pierre mais plutôt
dessinés, et ils pouvaient être ainsi effacés par les
intempéries.
Les hommes utilisaient une pierre blanche calcaire sur une pierre noire, tourmalîne,
silice, ils y inscrivaient des caractères sacrés puis présentaient
cette pierre au ciel.
Dans les langues mortes, il y a souvent correspondance entre une lettre et un nombre.
L´exemple le plus simple est l´alphabet latin, ou /V désigne
5, I = l´unité, X = dix, etc... on les appelle les lettres
numérales.
Les lettres de l´alphabet sacré ont une valeur numérique originelle.
Les chiffres comme les lettres ne sont pas une invention due au hasard ou à
l´arbitraire de l´homme.
Ils sont l´objet d´une constatation.
Les lettres composent un mot, engendrent un rythme, donc une fréquence et une
résonnance dans le cerveau de celui qui l´entend.
Ceci était déjà connu des Egyptiens qui ont assigné à la
vibration d´une lettre ou d´un mot un nombre précis.
Ce rythme, cette vibration transmettent l´essence même du symbole qui est alors
perçu par le cerveau, au delà du sens du mot qui, lui, peut varier avec le
temps.
On peut dire qu´un mot sacré a une puissance que l´on
définit par un chiffre, une valeur numérique.
Ainsi, le tétragramme hébraïque :
Y H W H = 10 + 5 + 6 + 5 = 26
comme les 26 lettres de notre alphabet français.
Chaque membre a sa valeur pleine.
- Un est 1,
- Deux contient 1 et 2 et aura pour valeur 1 + 2 soit 3.
Ce qui explique que la dualité n´existe pas, toute vie étant une
trinité.
Le chiffre 2 n´existe que dans sa fonction cumulative contenant les chiffres 1 et 2,
il a pour valeur propre 3.
Deux est déjà une trinité.
- Trois qui a en lui 1, 2 et 3 a pour valeur 6.
- Ainsi Quatre devient 10
- Cinq devient 15.
C´est la tétractys.
La somme des 10 premiers nombres donne 55
La somme des 11 premiers nombres donne 66
La somme des 17 premiers nombres donne 153
La somme des 22 premiers nombres donne 253
La somme des 36 premiers nombres donne 666
C´est la valeur numérique de la somme des nombres qui constitue le chiffre et
non le chiffre lui-même qui compte, à l´exception de 1 qui reste 1.
L´impact que peuvent avoir les mots sur le cerveau est important.
Ce Savoir transparaît dans les écrits biblique où Dieu demande à
Adam de nommer chaque chose pour qu´elle existe.
Le nom n´est qu´un vêtement, qu´un contenant. Chercher à
connaître l´âme de ce nom est rechercher la Vérité et la
Cabale est la recherche de cette Vérité.
Tout langage, de n´importe quel peuple, a gardé une sîgnification
éso térique et pourrait avoir sa propre cabale.