LLes Egyptiens savaient que la vie est fondée sur trois principes :
- le KA, âme divine, ensemble des qualités divines qui stimulent
l´être. Khoum a donné à l´homme qui naît son Ka,
c´est à dire son double spirituel, l´autre soi-même, son ange
gardien. Il est immortel et indestructible.
- le BA, représenté par un oiseau, c´est notre âme
mortelle, personnification de notre être, bonne ou mauvaise.
- l´AKH, symbole de la force divine dont il est la puissance de
réception. C´est le javelot.
Le tout est relié au corps charnel, le Khet.
Ses mots sont sans équivalent dans notre langue. Leur étude donne un sens
à la vie et assure, disaient les égyptiens, l´immortalité.
La liaison des trois principes KA - BA - AKH est à l´origine du mot
Cabale.
Le mot " tradition " se dit en hébreu kabbalah.
La tradition s´efforce en effet de garder aux mots leur vibration originelle.
Cette vibration originelle est conservée au-delà du sens que peuvent
acquérir les mots soumis à l´épreuve du temps et de la corruption
des hommes qui veulent souvent leur donner un sens qu´ils n´ont pas, et cela
dans un but parfois intéressé.
Dans la Bible il est dit que Moïse, prêtre enfui d´Egypte, reçut de la
main de Dieu les Tables de la Loi et, en même temps, l´Alphabet sacré
dont les caractères auraient été tracés par Dieu lui-même.
Cela se passait au mont Sinaï, quelques mois après la fuite d´Egypte.
Comment Moïse a-t-il pu, au milieu des tribulations de l´exode, créer un
alphabet parfait, somme des symboles vieux de plusieurs millénaires qui cachent la
création divine ?
La révélation du mont Sinaï, montagne de la Lune, cache le vol de
la connaissance de l´alphahet sacré des prêtres égyptiens, langue
mère de l´hébreu.
Les égyptiens utilisaient en effet un
alphabet secret, composé de 22 lettres, véritables hiéroglyphes
(glyphes = sacrés).
Moïse a usurpé ce Savoir qui n´appartenait qu´aux prêtres
dignes de le mériter puis il a remanié l´alphabet, créant une
nouvelle cabale : la cabale juive
L´hébreu n´est pas une langue spécifique des peuplades
sémitiques, mais plutôt une copie de l´alphabet égyptien ancien.
Moïse divulguant et vulgarisant cet alphabet égyptien ancien, sacré,
avoua le secret, et l´Egypte perdit son pouvoir spirituel, tout ce que
conférait aux prêtres pharaoniques la connaissance qu´ils
détenaient temporairement.
Jacob transforma son nom en Israel (qui signifie : fort contre dieu)et
définit ainsi réellement son peuple comme étant
" fort contre Dieu ".
Le symbolisme et la valeur d´une lettre étant immuables, puisque c´est
l´âme de la lettre, les lettres ont été changées dans
l´alphabet hébraïque.
Certaines lettres constructives sont devenues évolutives ou involutives, enlevant
ainsi toute signication.
La Torah interdit toute divulgation de la cabale, secret gardé car, par le
remaniement de l´alphabet sacré, les Hébreux ont cru pouvoir être
les maîtres des mystères divins, rendant l´homme aussi fort que la force
dont il est issu en la mettant à la portée de l´homme.
Langage sacré et secret, la cabale est l´argot, le langage parlé, la
langue verte, verte comme l´émeraude, symbole de la vérité.
L´Argo était le bateau construit par Argos ou Argus, celui qui voit tout,
l´homme aux cent yeux.
Ses passagers, les argonautes et son cher Jason allaient conquérir la Toison
d´Or, quête de la Vérité, quête d´un trèsor.
Il est dommage qu´un initié, poète et mauvais garçon,
Françoîs Villon ait mis ce langage au service des malfaiteurs. Depuis il est
devenu l´argot de la cabane ou langage des prisons.
Mais il est quand
même remarquable que les malfaiteurs aient respecté les mots argot et cabane
issus de la locution : " argot de la cabale ", le langage secret des
initiés.
Le cheval, cabalus, symbolise cette union du Haut et du Bas, du Ciel et de la Terre.
Il a toujours représenté l´intuition éclairant la raison.
Pégase, cheval ailé, représente l´inspiration née dans les
eaux de l´inconscient où repose le Savoir.
Animal fabuleux, on lui a donné le nom de quelque chose de fabuleux :
KA - BA - AL, c´est à dire : " force donnée par Dieu "
ou " monture des Dieux ".
Seul, l´Alphabet cabalistique peut permettre de trouver et de prononcer les 71 noms
sacrés et le nom ineffable, inconnu des hommes, que seuls pouvaient dire les 7
Archanges, qui étaient symbolisés par le flambeau aux 7 bougies.
Le delta rayonnant des Francs-maçons, symbolisant l´âme du très haut est
identifiable à la Mana universelle.
La Cabale est de même source.
Le delta franc maçonnique, la pyramide isiaque et Sirius symbolisent Osiris.
L´œil au centre est celui d´Osiris, Ousir celui qui voit
Tout.
L´étoile à 5 branches est Sirius. Le G dans l´étoile,
c´est God pour les francs-maçons écossais ou Gott pour
les Francs-maçons allemands ; dans les loges des " grands initiés ",
X représente le G de l´alphabet rune, Horus symbole du Soleil,
fils d´Isis et d´Osiris.
Les interprétations sont multiples, ce qui est normal, car l´important est le
nom caché !
Les portes s´ouvrent d´elles-mêmes quand sont
prononcés correctement les noms.
le Nom est un aspect du Ka, il anime le corps qu´il pénètre.
Qui n´a pas de nom n´existe pas !
C´est pourquoi Adam donna un nom à chaque chose pour qu´elle soit.
La corde à entrelacs qui fait le tour des temples était constituée
à l´origine, par une corde à douze nœuds, treize intervalles.
Cette mesure a été reprise par les celtes.
C´était la représentation de la chaîne avec ses douze initiés
qui, lorsqu´ils la fermeront, feront apparaître le 13ème par
un nouveau nœud. Les intervalles correspondent aux êtres réels et les nœuds
à l´âme.
Le KA sera le 13ème de cette
chaîne de douze BA.
Un vivant, au cours de son existence, peut s´identifler à un KA, c´est
à dire jouer le rôle historique d´un Dieu ou d´un Héros. Il
s´identifie, cabalistiquement, à ce dernier, à la seule condition
formelle d´en connaître le nom secret.
Ce nom secret est généralement inconnu de l´être qui le porte
inconsciemment. Qui ne connaît le nom de son Ka ne peut prétendre à
rien.
Connaître le nom du Ka d´un Dieu permet de se rendre maître de
celui-ci, comme le montre la légende d´Isis et du Soleil RA.
