On croirait que l´homme prend un malin plaisir à
conserver les tares en tout genre et, ce qui est beaucoup plus grave,
à les transmettre à sa descendance.
Bonté étrange, qui fait
survivre à force de réanimations !
De nos jours, un
enfant atteint de spasmes respiratoires à répétition dès sa
naissance sera réanimé. A la dixième réanimation, il ne reste plus
qu´une poupée de chiffon incapable à jamais de soutenir sa
tête et de sourire. Il va survivre des
années, gavé de tranquilisants pour empêcher les convulsions qui le
secouent. Quel calvaire pour les parents qui s´attachent sentimentalement !
Pourquoi cette survie physique, imposée de force ?
Quelle utilité ?
Quelle sorte d´amour ?
Il ne s´agit plus du respect de la vie ou de respect de l´être humain.
En réalité, il y a là pour certains, un consommateur de soins, de couches, de médicaments...
Quand on songe parallèlement, avec quelle indifférence on accepte que soient tuées les
bêtes sauvages en pleine santé, uniquement pour le plaisir...!
Si l´on mesure économiquement l´argent investi pour faire survivre
quelques mois ou quelques années des corps dont le cerveau est mort,
on se dit en toute logique, qu´une telle somme aurait pû éviter à des centaines
d´autres personnes, emplies du désir de vivre, de mourir de faim, de
dénument et d´abandon.
Il ne s´agit pas là d´euthanasie, chaque cas est un cas d´espèce.
Comment peut-on seulement envisager de légiférer dans ce domaine où
seule la conscience peu décider ?
Il est nécessaire par contre de savoir exactement quelles sont toutes les
conséquences d´un acharnement thérapeutique.
On devrait faire prendre conscience à ceux qui sont porteurs de tares
génétiques, de ce qu´ils risquent d´imposer à leur
descendance s´ils veulent assouvir un désir personnel d´enfants. Ces
enfants-là risquent de les maudire et ils auront raison.
Pour ne pas s´opposer à des tabous religieux et sociaux-culturels relativement
récents, on arrive à accepter toutes sortes d´aberrations.
Par exemple, un couple de sourds-muets par anomalies
génétiques différentes, va être encouragé
à faire un enfant, en effet, les anomalies étant différentes, l´enfant peut
être apparemment normal. (Il faut cependant que ce soient des personnes autres que les
parents qui le prennent en charge pour lui apprendre à parler ...)
Si la nature, en sélectionnant au mieux les données chromosomiques, camoufle
les deux tares, malgré tout elles sont là, inscrites et se manifesteront plus
tard dans la descendance si un conjoint vient à présenter une de ces deux
anomalies.
N´oublions pas que nous sommes le fruit de millions d´années
d´évolution tout au long desquelles la sélection a été
implacable.
Pourquoi renier cette sélection naturelle dont nous sommes issus et agir à l´inverse ?
Où est la véritable cruauté ?
Si tous ceux qui nous ont précédé avaient agi de la sorte, nous ne
serions pas là aujourd´hui. Il n´y aurait plus un seul être humain
sur Terre depuis bien longtemps !
Au rythme où nous allons, en cultivant des tares de plus en plus nombreuses, nous
courrons le risque d´extinction de l´espèce humaine en quelques
générations.
Un autre handicap induit le même processus d´affaiblissement
voire de disparition : La surprotection dans tous les domaines.
L´individu ne se prend plus en charge
lui-même, il est pris en charge par des assurances en tout genre.
Sur le plan de la santé, c´est une invitation à la maladie.
Les congés maladie deviennent
un droit pour l´individu. Il est d´autant plus enclin à devenir malade
qu´il sait qu´il sera payé et assuré de garder son emploi.
Il
se sentira même frustré s´il n´a pas fait usage de la totalité
des journées accordées par son administration.
Ceux qui s´intéressent à leur travail, qui en sont
responsables et ont plaisir à le faire, sont beaucoup moins malades. Ils n´y ont aucun
intérêt...
Les mesures de l´assurance maladie, qui étaient prises, à l´origine
dans un sens de progrès et de bonté humanitaire, aboutissent à l´effet inverse du but
recherché.
Si elles sont toujours utiles et même indispensables dans un cas
sur dix, il faut reconnaitre qu´elles sont nuisibles dans les neuf autres cas.
Il est bien connu par exemple que les
accidents du travail, quand ils affectent des employés qui se sentent à
tort ou à raison, exploités, frustrés, mettent deux, trois ou dix
fois plus de temps à guérir.
La personne, inconsciemment, cherche à
justifier un " taux d´invalidité " qui même s´il donne droit
à une pension ridicule en proportion du mal, sera revendiqué essentiellement pour
essayer de dire aux autres combien ils lui ont fait du tort...
Il ne s´agit pas de dire qu´il faut supprimer ces mesures sociales, il faut
que les personnes qui les utilisent soient simplement conscientes que ce n´est pas une
aide qu´on leur fournit, mais un handicap, une invitation à se
décharger de soi-même sur les autres, à ne pas s´assumer.
Tout ce qui va dans le sens d´une trop grande sécurisation est dangereux.
C´est un facteur connu en biologie animale : une espèce dont les
prédateurs ont disparu est en danger elle-même.
Le risque fait la vie, alors
que la sécurisation donne un ordre de mort.
C´est le risque qui donne
envie d´évoluer. Or ce qui caractérise l´espèce humaine en
ce moment, c´est justement de n´avoir aucune envie d´évoluer,
même simplement sur le plan physique.
Par exemple, par le passé, l´enfant a toujours eu
envie de voler tel un oiseau, maintenant que l´avion est inventé, il veut
simplement monter dans un avion, c´est tout !
Tant qu´il y a espérance, tant qu´il y a un but d´évolution, on dit :
- " je veux vivre ", il y a oubli de la mort.
Le manque d´espérance fait que l´on dit alors :
- " je ne veux pas mourir " et là, c´est l´inverse, il y a
oubli de la vie.
On peut donc envisager la maladie comme la conséquence d´une fuite, d´un
refus de s´assumer, d´un découragement ou d´une impossibilité de vivre
une situation donnée (problémes familiaux, professionnels, contraintes
diverses, etc...).
La personne qui a cette attitude mentale négative va facilement trouver de quoi faire
apparaître une maladie.
- Elle fera appel aux mémoires-maladies de ses
ascendants, inscrites dans son génétique (diabète, goutte, etc...).
- Elle aura la hantise de telle ou telle maladie, parce qu´elle aura vu un
proche en souffrir et en mourir (cancer ou angine de poitrine..) Et c´est
cette obsession qui permettra à la maladie de prendre prise.
- Ou bien elle s´adressera aux circonstances extérieures pour la
concrétiser ( froid, pluie, nourriture...).Qui d´entre nous ne
connaît pas quelqu´un dans son entourage que le moindre courant d´air
agresse ?
La personnalité psychologique du sujet intervient aussi.
Une nouvelle branche de la
médecine essaie de dèfinir les rapports étroits existant entre des
traits psychologiques bien précis et certaines maladies dont ils sont peut-être
le fondement.
En fait, plus ces études seront poussées et plus
se révèlera le rapport entre personnalité et maladie.
On finira
même par découvrir quel est le mode de pensée précis qui est
à l´origine de telle affection.
Par exemple :
- On sait que tous les malades
atteints de la maladie de Parkinson, sont des anxieux bien avant que la maladie
n´apparaisse. Il y a un lien entre la maladie de Parkinson et une forme
d´anxiété bien particulière.
- Un otage américain en Iran, agressé dans son mental, l´a ressenti comme
une frustration sentimentale violente, et a développé une sclérose en
plaque.
- Le fait de fixer son attention sur une petite lésion, d´en faire
une obsession, peut la transformer en cancer.