La mémoire se définit comme un
processus d´enregistrement et d´accumulation d´informations.
La Mémoire est indispensable à la conscience et à la création.
L´homme n´a la conscience d´exister que parce qu´à chaque
instant il porte en lui la mémoire de ce qu´il est, et la mémoire de ses expériences.
L´amnésique ou l´aliéné ont perdu cette conscience
d´être.
De même, la création ne peut exister dans sa forme actuelle que parce
qu´elle a la survivance de tout son passé.
L´atome par exemple,
n´existe qu´en fonction d´une mémoire, celle du mouvement de ses
particules constituantes.
C´est par la mémoire que l´on peut expliquer
l´organisation des molécules, leur complexité croissante
en fonction du temps, depuis les minéraux inertes jusqu´à la
matière vivante.
L´eau composée d´atomes simples d´oxygène et
d´hydrogène garde la mémoire des traumatismes physiques ou chimiques
qu´elle peut subir.
Par exemple : des décharges électriques ou des adjonctions d´acide appliqués à
des moments fixés et répétés sont à
l´origine de réactions mesurables.
Au bout d´un certain laps de temps, la structure moléculaire se trouvant ainsi dérangée, fait
apparaître une réaction interne semblable à celle des cercles
concentriques que provoque un caillou lancé dans une mare.
Au bout d´un certain temps, sans qu´il y ait besoin du déclic "
agression ", la modification moléculaire survient, c´est ce que l´on appelle la mémoire.
A ce stade, elle est immatérielle, on pourrait dire qu´elle s´inscrit
dans une dimension esprit, différente de la dimension matière.
A un stade plus avancé dans l´évolution de la matière, les
molécules complexes apparaissent en même temps que les molécules
spécifiques de la mémoire constituant l´A.D.N.
En fait, les scientifiques se posent la question de savoir si les molécules
organiques nécessaires à la vie sont apparues avant la mémoire ADN qui
les code, ou si inversement, l´ADN est apparu avant la molécule organique
correspondante.
La réponse à cette question se trouve dans une autre
dimension que celle de la matière à laquelle l´homme s´arrête,
la dimension mémoire-esprit.
Cette dimension n´aboutit à une
matérialisation que lorsqu´il y a demande.
Si la plante garde le souvenir de son mode d´adaptation à un traumatisme
climatique, froid, chaleur, sécheresse par exemple, c´est pour sa survie.
Lors de la toute première apparition de ce traumatisme, beaucoup de plantes d´une
même espèce moururent par incapacité à s´adapter à
cette nouvelle donnée.
Celles qui purent survivre, furent celles dont la vitalité
était telle qu´elles trouvèrent en elles-mêmes la
possibilité de se transformer, elles s´adaptèrent à ce changement brutal de climat
en faisant apparaître de nouvelles voies métaboliques permettant leur survie.
Au fur et à mesure du renouvellement saisonnier de ce
choc thermique, la mémoire de l´adaptation de ces plantes s´est
intensifiée pour finir par s´inscrire dans leurs chromosomes, afin
d´être transmises de manière indélébile à leur
descendance.
Il est vraisemblable qu´à la phase pré-génétique de la
mémoire-esprit, la mémoire de l´adaptation a pû être
transmise à la descendance, mais d´une façon incomplète qui
aurait pu s´effacer si le traumatisme climatique avait cessé de se reproduire.
Une fois que la phase de mémoire génétique de l´adaptation au
traumatisme a été atteinte, la reproduction du traumatisme climatique
devient indispensable pour la bonne survie de l´espèce.
Ainsi le
caféié, habitué à une période froide en fin de printemps,
ne peut se développer et produire ses fruits que si le traumatisme se
répète. En son absence, il dégénère. Son adaptation
à cette période froide est très ancrée dans sa mémoire
génétique et doit correspondre à une mémoire vieille de plusieurs
milliers d´années.
Un tel exemple résume grossièrement ce que peut être l´évolution
d´une espèce en fonction des variations de son milieu.
Le stade de mémoire-esprit chez la plante est bien illustré par les
travaux d´un chercheur sur une plante d´appartement.
Pour les besoins de l´expérience, il a branché un
rhododendron, sur un appareil détecteur de mensonge utilisé par la police
américaine. Cet appareil mesurait la résistivité des feuilles de la
plante en fonction des traumatismes qu´il lui faisait subir.
Il s´est
avéré que la plante était capable de réagir par des variations
énormes de sa résistîvité selon la nature des traumatismes qu´elle
subissait : brûlures, applications d´acide, déchirures, etc...
De plus, la plante gardait la mémoire des traumatismes répétés
à intervalles fixes, et finissait par réagir avant même que le
mal ne lui soit appliqué, encore mieux, au fur et à mesure des tests, la plante, gardait la mémoire de
l´expérimentateur, elle devenait capable de réagir devant sa
seule présence. Il s´est établi une transmission d´information
entre l´expérimentateur et la plante.
Dans sa mémoire cet homme
était son tortionnaire et la mettait en état de stress.
La plante était devenue capable de
réagir à une pensée d´agression venue d´un homme.
L´homme matérialiste a tout séparé et ne veut rien entendre de
la dimension de l´esprit.
L´homme qui ne veut pas s´arrêter
à la matière peut tout réussir par la dimension-esprit.
Ainsi la
mémoire-esprit de la plante a-t-elle pu recevoir l´information-pensée
issue de l´homme.
Un autre exemple connu, vient compléter notre propos, il s´agit d´une
expérimentation réalisée sur des annelidés.
Dans un laboratoire de recherches, des vers ont été soumis à des chocs
électriques associés à un signal lumineux. Ils
réagissent par une réaction de souffrance en se tortillant en tous sens.
Lorsque le processus a été reproduit un nombre de fois suffisamment important,
les vers deviennent capables de réagir de la façon attendue sans le choc
électrique, simplement au signal lumineux. Ils ont inscrit cette
association et leur réaction dans leur mémoire.
Les vers ainsi éduqués ont été par la suite coupés,
chacun des morceaux régénére un ver capable de réagir
de la même façon au signal lumineux. On a pu ainsi constater que cette
information était transmise à leur descendance.
Mieux encore, ces vers éduqués ont été broyés puis
donnés en nourriture à des vers non éduqués.
Ceux-ci
ont fait l´acquisition du caractère : " éduqué " et
réagissent à l´identique face au signal lumineux.
Ainsi cette expérimentation illustre-t-elle la notion de
mémoire-esprit immatérielle.
Le résultat de l´éducation
de ces vers n´était pas encore notée dans leur matériel génétique
mais elle était déjà inscrite en eux, soit à un échelon
immatériel soit déjà au niveau des molécules précurseurs
de la mémoire A.D.N.
Nos scientifiques parleront ici de mémoire cytoplasmique enregistrée dans le
cytoplasme de certaines cellules par opposition à la mémoire nucléaire
correspondant aux A.D N. chromosomiques présents dans les noyaux cellulaires.