Le vieillissement du corps, et par extension le cancer, sont les conséquences du
refus de l´évolution et manifestent une incapacité de l´individu
à se remettre en cause, à se changer devant les informations évolutives
que lui apporte son milieu.
C´est ici qu´il faut faire intervenir, parallèlement à la
mémoire, pour rendre compte du processus de l´évolution, la
notion essentielle de désir de cette évolution.
- C´est le désir de voler qui
a amené l´apparition des premiers oiseaux.
Ce désir
répété, inscrit dans la mémoire-esprit de certains reptiles
primitifs, a fini par se concrétiser dans leur code génétique pour
enfin leur permettre de voler.
- C´est le désir d´évoluer sur terre qui a amené certains
poissons à sortir de l´eau pour engendrer les ancêtres des espèces
terrestres que nous voyons autour de nous aujourd´hui.
- C´est le désir qui a fait voler la chauve-souris, il a contraint sa
mémoire génétique à réexprimer les mémoires
ancestrales lui permettant de se doter d´ailes.
- C´est le désir qui a fait grandir les pattes du renard des steppes pour lui
permettre de voir au-dessus des hautes herbes.
Le désir, lorsqu´il est suffisamment fort et répété,
crée la mémoire-esprit immatérielle qui servira de support et de moitié
à la future mémoire-matérielle et à sa manifestation physique.
Aujourd´hui l´orientation de la biologie est la mort de l´homme car elle modifie
artificiellement le capital génétique en dehors du souhait de celui-ci.
C´est le désir qui a fait grandir les Japonais dans les décennies qui
suivirent la deuxième guerre mondiale. Ce désir est né du contact avec
des occupants nord-Américains de grande taille. Pendant la même
période, la fréquence des cancers décrut chez les Japonais.
Actuellement et depuis une bonne dizaine d´années, ils ne grandissent plus, le
désir s´est émoussé et le nombre des cancéreux augmente.
Le cancer est une maladie mal comprise.
Les cellules cancéreuses sont
indifférenciées et se multiplient à outrance.
Ayant perdu leur
polarité spécifique, elles s´agglutinent, s´arrêtent.
Ce manque de polarité correspond à une perte de mémoire.
En revanche les cellules adultes normales sont mobiles, très
différenciées, très peu capables de se transformer et de se multiplier.
En fait le cancer représente un ordre de mort lié à une fonction génétique
vieillissante sans but.
L´animal sauvage n´a pas de cancer, il suffit de le domestiquer pour que la
maladie apparaisse.
Il en va de même pour l´homme car plus il se socialise, se
civilise, plus il perd son espérance dans le sens naturel de la vie.
L´étude statistique des profils psychologiques
des malades cancereux revèle cette évidence, plus un homme sera
structuré, arrété à lui même et à ses
conditionnements sociaux, plus il aura de chances de faire apparaître la maladie.
Aujourd´hui dans la société, l´évolution de l´homme
est dirigée, organisée, planifiée. Il disparait dans le confort et la
sécurité.
Les loisirs l´emprisonnent dans des chimères et dans
des modes.. Il cherche à développer de nouvelles techniques, de nouvelles
prothèses, mais elles lui font oublier qu´il existe en lui des mémoires
qui pourraient ressurgir et s´y substituer.
Le médecin oublie que dans sa
mémoire sont enfouies les possibilités du guérisseur et que s´il
désirait évoluer de façon à les réexprimer, ces dons
innés seraient enrichis de l´acquis scientifique atteint aujourd´hui.
Quelle merveille si l´ingénieur redevenait sourcier, si le chercheur
redécouvrait la clairvoyance, le psychologue la télépathie...
Dans cette voie au moins l´homme serait obligé de se réharmoniser avec
son milieu, et son évolution se réconcilierait avec la vie.
L´homme réapprendrait à respecter les mémoires qui sont en lui
et il serait automatiquement amené à respecter ce qui est autour de lui car
c´est bien ce qui l´entoure qui l´a fait naître.
L´homme a dans sa mémoire toute la création qui l´a
précédé et s´il recherche une vérité c´est
qu´elle existe !
La vérité ne s´invente pas mais l´homme
se contente de mettre en concepts intelligibles les lois de la création, ou de
réaliser des techniques utilisant des principes déjà connus dans la
nature :
- Le radar existe chez la chauve-souris,
- la propulsion à réaction chez certains mollusques,
- le sonar chez certains poissons,
- le laser existe naturellement en tant que faisceau lumineux dans les arcs-en-ciel, les
aurores boréales.
En fait, l´homme n´est qu´un pâle copieur, ses inventions s´en
vont avec lui alors que toute création de la nature est transmissible et
définitive.
Ce qui agresse l´homme est ce qu´il ne comprend pas, sa souffrance
révéle ses limites, sa désadaptation.
Cette agression
surmontée serait la base de son évolution mentale, mais c´est au
contraire dans une hyper-sécurité qu´il se réfugie et il se
trouve par là-même, aliéné mentalement.
- Des rats enfermés dans un univers artificiel, restreint et protégé,
atrophient leur cortex cérébral. Ils deviennent idiots et c´est vite
irrémédiable.
Rendus à la vie sauvage ils meurent en quelques jours.
- Par contre, des rats de même lignée, mais laissés à la vie
sauvage, sont obligés d´être en alerte permanente au long de leur
existence.
La sécuritè, ils ne connaissent pas !
Pour eux, chaque jour vécu
amène ses expériences nouvelles. Tout est
à découvrir et à l´opposé des rats " civilisés ",
leur cortex cérébral atteint un maximum de développement.
Les scientifiques ont même défini l´existence d´une relation de
proportionnalité entre le nombre des conduites exploratrices de ces rats et le
degré de développement de leur cortex.
A l´image du rat, l´homme s´atrophie dans sa vie moderne dans les cages qu´il
a créées en lui et autour de lui.
Sa mémoire n´est plus la
mémoire de la vie, son désir n´est plus la voie de
l´évolution naturelle.
Sa mémoire est la mémoire de ses
livres, de ses plaisirs.
Son désir est le désir de son arrêt à
lui-même, le désir d´amplifier ses plaisirs et de fuir les
problèmes, de parfaire le culte qu´il voue à sa personne, de jouer la
comédie de son importance.
Il n´y a plus d´évolution, il y a plutôt involution !
La conscience a été remplacée par le droit et les lois.
L´esprit critique et l´imagination se sont éteints.
Le choix de la sécurité
a effacé le goût de l´aventure et le désir d´exploration.
L´absurdité du comportement humain a supplanté l´intelligence de
l´ordre de la nature.
La tête bien pleine des diplômés a
détrôné la tête bien faîte, pensante et aimante.
Le béton dévore la forêt, les océans à l´origine de
la vie première, servent de poubelles !
Dans le monde actuel, il semblerait que la vie se soit effacée devant la mort.
La Terre se meurt mais par la faute d´une seule espèce : l´homme.
Il enferme dans les musées-galeries ses œuvres-plagiats, ses pâles copies de la création,
il entoure les toiles d´un " maître " à la mode, de toutes les
protections possibles et imaginables, tandis qu´il détruit l´animal ou
l´arbre représentés sur ces toiles.
Pourtant, combien paraît
minable l´œuvre humaine, reflet inanimé devant l´œuvre
vivante de la nature !
La seule issue évolutive qui reste à l´homme à ce jour, est
d´essayer de retrouver le courant de vie.
Il lui faut débusquer et rejeter
toutes les fausses mémoires et les faux désirs issus des civilisations
humaines.
C´est en fait cette démarche qui fait naître l´homme
et mourir la bête, qui inscrit dans la mémoire-esprit la leçon des
épreuves, ainsi que le désir d´un monde où l´homme serait
moins malfaisant, qui inscrit dans la mémoire physique la mémoire des combats
victorieux pour la vie ainsi que le désir d´exprimer les merveilles qui dorment
en lui afin que l´espèce humaine ait encore l´espérance d´une
évolution.
L´alchimie spirituelle peut lui permettre de comprendre le sens de la vie, de la
création, de lui-même et si cette compréhension est la
vérité elle doit pouvoir être confrontée victorieusement
à toutes les critiques, elle doit résister à toutes les discussions et
argumentations.
Elle est le contraire du dogmatisme ou du fanatisme.
Pour évoluer il faut se voir tel que l´on est.
Celui qui se farde, qui se croit beau et bon, ne souhaite que durer pareil à
lui-même, il n´évolura pas d´un iota et sa vie ne servira à rien.
Par contre celui qui est en éveil, qui se voit dans son imperfection, celui-là
devient attentif à respecter la liberté de l´autre, la vérité
et l´amour universel.
Sans doute l´amour naît-il chaque fois que l´on se rend compte que
l´on n´aime pas ?