(Ce paragraphe reprend pour partie un chapitre de la Rosée, consacré aux mantras, mais
l´auteur donne ici plus de détails afin que le lecteur trouve dans l´analyse des
exemples cités, les outils qui aiguiseront sa vigilence face aux utilisations actuelles et futures des
sons primordiaux.)
Les mots sacrés, aux sonorités
particulières, ont toujours été très utilisés.
Parmis les exemples les plus parlants, citons l´emploi des sons clés dans les messes en
latin.
Ces mantras récités ou chantés ont
conditionné pendant deux mille ans les fidèles par le truchement de la
langue latine.
Quand on sait l´importance du verbe on se rend compte pourquoi les prélats traditionnalistes
sont tant attachés à cette liturgie.
Qui a raison ?
Ceux qui cherchent un peu d´évolution ou ceux qui veulent maintenir les fidèles en tutuelle ?
Si les mantras n´étaient pas en cause, pourquoi la messe traduite en français ferait-elle moins d´adeptes ?
Si la vérité que revendique l´Eglise
était une condition " nécessaire et suffisante ", elle s´exprimerait aussi bien en latin qu´en français !
Vouloir revenir à la tradition traduit la nostalgie du conditionnement, la
volonté de puissance d´une structure au détriment de l´être.
C´est le mantra conditionnant le plus important qu´ait utilisé la religion catholique.
N´oublions pas que le vrai nom de la mère de Jésus était
MYRIAM, qui veut dire " princesse ". Jésus était le fils d´un
roi de la tribu de Judas.
Si le nom de Maria a été choisi par les
prélats catholiques à la place de Myriam, c´est uniquement à
cause de la puissance conditionnante du mot, de son impact sur le cerveau humain.
C´est un des mots les plus contraignants du vocabulaire.
Il est formé des trois " mantras du bas ", décomposé
ainsi :
- MA
- AR
- IA.
Les mots Marie ou Maria, répétés inlassablement dans les prières,
lient ceux qui les prononcent.
Il est remarquable de voir que le schisme entre protestants
et catholiques est apparu après que Luther ait redonné à la mère
de Jésus son vrai nom de Myriam.
Le mot de MARIE n´est plus là pour
exercer sa magie, pour asservir les hommes à son culte et fait
toute la différence.
Il peut paraître incroyable qu´un mot puisse avoir une telle force, pourtant il
faut constater le phénomène dans toute son ampleur pour s´en
libérer.
Dans religion catholique, la possession magique imposée par ce mantra a finalement
abouti à ce que le culte de Marie supplante celui de Jésus. Cela est aberrant !
La plupart des prières, des églises et des statues sont maintenant dédiées
à Marie.
Au niveau du mythe, du sens originel :
- MARIE ou MARIA, veut dire : les eaux, les eaux stagnantes,
les eaux originelles d´où est sortie la vie, les eaux maternelles.
- MARIE, c´est également la mater, le culte de la maternité, de la
fécondité, de la vie de la chair.
- C´est par extension la " materia prima ", la matière dont nous sommes
faits, qui sert de support à notre âme et notre Esprit.
En fait, c´est la même divinité que Cybèle ou Isis,
mais au moins sous ces noms on savait plus clairement qui on honorait.
Tandis qu´avec MARIE, il y a tromperie par un nom qui asservit et enchaîne.
Dans le catholicisme, non seulement Marie a détrôné Jésus mais
l´impact du mot a été si puissant qu´on a contre toute logique
surdimmensionné sa fonction, on a atteint l´absurde en désignant
Marie : " mère de Dieu ".
Marie : la matière, est placée avant Dieu : l´Esprit.
La matière aurait engendré l´Esprit ! C´est réellement
le monde à l´envers !!
C´est le culte de la matière, de l´homme, au détriment et dans
l´oubli de l´Esprit, du Créateur.
C´est le culte du vase qui n´aurait d´autre finalité que
lui-même, qui aurait oublié pourquoi il a été fait : pour
contenir et manifester quelque chose qui le transcende.
C´est le culte de la vie physique dans l´oubli de notre âme et de notre
Esprit.
Quand on prie Marie, on honore, on renforce la puissance de vie qui, partant des eaux
originelles, la soupe prébiotique des scientifiques, a abouti par une lente
évolution de 3 milliards d´années, à la naissance de notre
corps physique. Cette force, cette intelligence fait partie de la création, donc de
Dieu mais elle n´en est qu´une des plus basses et des plus matérielles
expressions.
La finalité évolutive de l´homme n´est pas dans le culte de son corps, sa
vie physique n´est qu´un moyen pour lui de s´investir dans le
monde et d´en connaître toutes les tribulations qui lui permettront de faire
l´initiation menant à la naissance véritable, celle de l´Esprit.
En fait, si Marie représente la force vitale qui a amené la race humaine
à son niveau d´évolution physique actuel, le culte qu´on lui voue
aujourd´hui est devenu symbolique de la mort spirituelle de l´église catholique.
Elle correspond à notre excès démographique, à notre
matérialité.
Le culte de Marie est en fait très proche d´un
autre culte matérialiste, le Marxisme. Les deux mots d´ailleurs commencent par
les deux mêmes mantras MA et AR...
En fait, l´apogée de MARIA symbolise le culte que l´homme se voue à lui-même, le
fait qu´il se soit pris pour sa propre finalité et qu´il n´ait plus
d´autre but que le contentement de lui-même.
En fin de compte, Marie représente la bête sortie de la mer, de la MAR,
dont parle Jean dans son Apocalypse : la grande prostituée assise sur la ville aux
sept collines, Rôme ou peut-être Jérusalem où est né son
culte.
Le mot de bête comme les mots dragon ou démon, doivent être
interprétés symboliquement.. Aujourd´hui les sciences
de psychologie ou de métaphysique emploieraient à leur place les mots
de : formes-pensées, égrégores, forces de l´inconscient collectif.
Tous ces mots désignent en fait des forces mentales collectives
renforcées par les pensées de l´homme et en même temps capables de
s´imposer à lui.
Ce phénomène semble bien compris par certains qui en tirent bénéfice
et essayent sur ces bases d´asseoir des doctrines ou de créer des mouvements
de grande ampleur.
Une pensée reprise par un
grand nombre d´êtres humains va acquérir une force qui lui permettra de
gagner d´autres cerveaux et ainsi de suite... C´est la naissance du fanatisme,
de la possession..
En ce sens, on peut affirmer que l´utilisation de mantras tels que Marie à
cette fin, relève de la magie, de la sorcellerie et n´a rien à voir avec Dieu.